La Grande Forme

Le cœur : quelles sont les avancées médicales pour soigner cet organe vital ?

Le cœur : cet organe vital hors du commun !

© Getty Images

Le 29 septembre, c’est la Journée mondiale du Cœur. L’occasion pour l’équipe de "La Grande Forme" de parler de cet organe vital, et d’expliquer les avancées médicales en la matière. Le point avec le Pr Christophe Beauloye, chef du service de cardiologie aux Cliniques universitaires Saint-Luc.

Une première mondiale

En cardiologie, les médecins sont de plus en plus souvent amenés à faire "des actes invasifs", qui remplacent les chirurgies. À l’époque, quand un patient avait des problèmes au niveau de la valve cardiaque, il fallait automatiquement procéder à une opération cardiaque et ouvrir le thorax. Mais de plus en plus, au lieu de la remplacer par la voie chirurgicale, on passe par un "cathétérisme cardiaque". Le médecin passe par une artère, en montant des cathéters jusqu’au niveau du cœur pour y implanter une nouvelle valve. Pour la valve aortique, c’est-à-dire, la valve à la sortie du cœur, c’est une démarche qui est désormais pratiquée en routine. A la clinique Universitaire de Saint Luc, on en fait 150 par an.

Par contre, pour d’autres valves, c’est plus problématique. C’est le cas pour "la valve tricuspide". Dans le cœur, il y a deux parties : la gauche qui éjecte le sang dans la circulation sanguine et la partie droite, qui est responsable de l’éjection dans le poumon. La tricuspide se trouve entre l’oreillette droite et le ventricule droit du cœur.

Jusqu’à présent, on ne connaissait pas beaucoup de techniques pour éviter une intervention chirurgicale. Dans certains cas, on pouvait mettre des clips, mais on ne savait pas remplacer cette valve. Grâce à une compagnie, qui a designer une nouvelle valve, elle peut être implantée chez l’homme. Une avancée considérable, parce que les opérations dans le cœur droit restent un problème majeur, avec des complications importantes. Or pour le patient, ça change tout. Il n’y a pas d’opération chirurgicale.

"Le risque zéro n’existe pas, y compris pour de telles opérations. Mais ce risque n’est pas important. À part des petits hématomes sur les points de ponction, il n’y a pas de complication grave. Avec cette avancée, nous sommes dans quelque chose d’exploratoire, il va falloir voir comment vont évoluer cette expérience et cette expertise" explique le Pr Christophe Beauloye.

Le coeur : quelles sont les avancées médicales pour soigner cet organe vital ?

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La polypill : réduit le risque d’accidents cardiovasculaires

Cette technique n’est pas foncièrement nouvelle. Elle est revenue sur le devant de la scène lors du dernier Congrès de la Société Européenne de Cardiologie. Le principe de la polypill est simple : les patients qui ont des problèmes cardiaques doivent prendre de nombreux médicaments. Trois, quatre, cinq, voir plus par jour. Et donc les médecins sont confrontés à un problème de compliance : les patients ne prennent pas toujours leurs médicaments, les confondent ou ne savent pas distinguer des pilules accessoires des essentielles.

Après un accident cardiaque, le corps a besoin de trois choses : de l’aspirine, un médicament pour lutter contre le cholestérol et un médicament pour limiter l’inflammation des vaisseaux. Avec la polypill, trois médicaments ont été regroupés en un. Une nouvelle étude confirme que l’administration d’une seule pilule entraîne une meilleure compliance et surtout, une réduction très significative des évènements cardiaques chez les patients.

Retrouvez "La Grande Forme" en direct du lundi au vendredi de 13h à 14h30 sur VivaCité. Vous avez manqué l’émission ? Nous vous invitons à la revoir sur Auvio ainsi que sur différentes plateformes de Podcast.

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