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“Le dernier samaritain” : une séance explosive avec Bruce Willis !

© WARNER BROS

06 oct. 2022 à 09:55Temps de lecture2 min
Par Liam Debruel

La rencontre entre Bruce Willis, Tony Scott et Shane Black ne pouvait que conduire à un film d’action particulièrement détonnant !

“Le dernier samaritain” fait partie de ces actioners explosifs qui ont su se fédérer un grand nombre de fans à travers les années. Le projet avait déjà de quoi saliver quand on regarde les personnes qui se retrouvent en son centre, à commencer par Joel Silver. Ce dernier est un producteur de légende dans le domaine des titres estampillés action : “L’arme fatale”, “Predator”, “Piège de cristal”, … Ensuite, on retrouve Shane Black, actuellement connu pour avoir réalisé “Iron Man 3 ou encore “The nice guys” mais surtout célébré à l’époque pour avoir écrit les scénarios des deux premiers épisodes de “L’arme fatale” (avant de s’occuper des autres suites, comme le cinquième, actuellement en préproduction). Derrière la caméra, on retrouve Tony Scott, frère de Ridley et réalisateur du film “Les prédateurs” avec David Bowie et Catherine Deneuve ainsi que de “Top Gun”. Enfin, la tête d’affiche n’est autre que Bruce Willis, intronisé comme un des visages des films d’action pour son rôle de John McLane dans la saga “Die Hard”. Du beau monde donc en perspective pour un titre grandement attendu !

Un scénario record

Bruce Willis incarne Joe Hallenbeck, un détective privé chargé de protéger une strip-teaseuse. Quand celle-ci est assassinée, il va devoir s’allier au petit ami de la défunte, un ancien joueur de football, pour retrouver le meurtrier. La base narrative paraît simple mais cette sobriété d’apparence qui va permettre à l’intrigue de surfer sur les schémas reconnaissables dans les scénarios de Shane Black : un duo que tout oppose, la présence d’un enfant, une enquête aux nombreux rebondissements, une bonne dose d’action, … Il n’est donc pas étonnant de savoir que le scénario fut le plus cher de l’histoire d’Hollywood avec une vente pour 1,75 million de dollars, au vu de sa façon de traiter les codes du cinéma d’action des années 90. Pour l’anecdote, ce record tiendra uniquement deux mois suite à la vente du scénario de “Basic Instinct” pour 3 millions de dollars. Tout, que ce soit sa scène d’ouverture marquante ou bien la caractérisation de ses personnages, fleure bon les années 90, au point que le film condense tout ce qui faisait le charme des actioners d’époque.

© WARNER BROS

Un tournage des plus tendus

Pourtant, la rencontre entre ces personnalités dotées d’un certain ego a compliqué le tournage du film. Joel Silver décrira ainsi la production du film comme une des trois pires expériences de sa vie. Quant à Tony Scott, souffrant des retours de sa star et de son producteur ainsi que des problèmes de budget, il prendra sa revanche avec “True Romance” où il fera jouer un personnage de dealer de façon à se comporter exactement comme Joel Silver. Toutes ces tensions amèneront donc une ambiance électrique mais qui convient très bien de façon surprenante au ton du film entier. Ainsi, la manière dont le film démarre amorce une intrigue virevoltante mais où l’incertitude plane tout du long, tout comme une forme de violence décomplexée mais également esthétisée. De quoi renforcer la nature explosive du long-métrage, aussi bien à l’écran que durant sa conception.

“Le dernier samaritain”, le dimanche 9 octobre à 20h05 sur Tipik et en replay sur Auvio.

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