Luxembourg Matin

Le dossier du projet de parc national de la Forêt d'Anlier est bouclé : voici ce qu'il contient

Toutes les parties ont signé le dossier pour le projet de parc national.

© D.R.

28 sept. 2022 à 15:50Temps de lecture2 min
Par Clément Glesner

En décembre 2021, quatre projets étaient présélectionnés pour la création de deux parcs nationaux en Wallonie. Parmi eux, deux en province de Luxembourg : le parc de la Vallée de la Semois et celui de la Forêt d'Anlier. 

Les auteurs de ces projets avaient jusqu'à octobre de cette année pour remettre un dossier détaillé comprenant "un plan directeur et opérationnel". Celui concernant le projet de parc national de la Forêt d'Anlier vient d'être signé par l'ensemble des parties prenantes - une trentaine d'acteurs touristiques, culturels, associatifs, communaux...

Ce parc s'étendrait sur une superficie de 12.000 hectares, assis sur les communes de Fauvillers, Martelange, Habay et Léglise. Le projet prévoit de faire du plus grand massif de feuillus de Belgique un écrin pour la prospérité de la faune et de la flore mais également un pôle d'activités touristiques particulièrement attractif. 

15 % du massif serait considéré comme totalement protégé. Cela doit permettre notamment à la restauration du biotop de la cigogne noire. Plus pressant encore, des programmes plus intensifs seraient mis sur pied en vue de protéger la moule perlière, dernier lieu où cette population est répertoriée. 

Des aménagements subsidiés à hauteur de 15 millions d'euros

Mais derrière l'aspect strictement écologique, le programme déposé devant la Région wallonne prévoit également l'aménagement de la forêt afin d'accroître son attractivité touristique. L'ambition serait de diriger les touristes vers six portes d'entrée qui les mèneraient vers des sentiers balisés et le patrimoine de ces forêts. Mais pas de quoi transformer la forêt de fond en comble. "Elle ne sera pas grillagée. Tout le monde pourra toujours s'y promener, aller y cueillir des champignons... C'est une nouvelle organisation du tourisme que nous souhaitons réaliser en invitant les curieux à emprunter certains chemins pour laisser la nature respirer à d'autres endroits", confie Thierry Jaumain, coordinateur du projet. Un subside de 15 millions d'euros sera débloqué pour permettre au parc national de se développer.

Si aucune étude d'incidence n'a pour l'heure été réalisée sur l'impact de l'obtention de ce statut, il reste l'exemple du seul parc national belge situé en Haute Campine. Avec une superficie de 5.700 hectares, l'écrin est parvenu à créer une véritable écosystème autour de lui. Dans une interview accordée au Soir, Céline Tellier, ministre de l'Environnement, de la Forêt et de la Nature à la Région wallonne, remarquait qu'avec "des investissements relativement limités - 87 millions d'euros investis entre 2001 et 2012 - cela a permis la création de 5.000 emplois et généré 191 millions de revenus par an."

Ici, les porteurs de projet espèrent d'abord que l'effet de levier puisse permettre à l'économie locale de récupérer 4 euros pour chaque denier investi. L'Horeca ainsi que les activités touristiques devraient être les grands bénéficiaires de cette reconnaissance, si elle a lieu. Mais pour cela il faudra attendre décembre prochain puisque c'est à ce moment que l'on devrait savoir si la Forêt d'Anlier deviendra l'un des deux parcs nationaux de Wallonie. 

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