Regions Liège

Le dossier Liberty Steel aboutit sur le bureau du procureur du Roi

La relance du fer-blanc reste au programme de LLD, du moins officiellement

© Tous droits réservés

18 févr. 2022 à 14:10Temps de lecture1 min
Par Michel Grétry

Le groupe Liberty Steel, sorti de sa procédure de réorganisation judiciaire devant le tribunal de commerce à la fin novembre, avait annoncé récemment le redémarrage de son usine liégeoise de fer-blanc. Mais voici qu’un contretemps se profile. La direction affirme que les événements des dernières heures ne compromettent en rien la relance de l’outil. Il n’empêche : le juge consulaire qui s’est occupé du dossier avait convoqué pour ce vendredi les patrons de la firme, dans le cadre d’une mission de surveillance, et la réunion dite de suivi a été annulée.

C’est le motif qui intrigue : annulée parce que le dossier a été transmis au procureur du roi. Même si depuis de longs mois, des soupçons de manœuvres diverses, et des constats de promesses industrielles et sociales non tenues, se sont multipliés, il ne faut pas nécessairement voir dans ce rebondissement le signe que l’affaire prend une dimension pénale. Selon nos informations, le refinancement annoncé par Liberty Steel devant ses créanciers n’a pas été suivi d’effets, ou du moins, les sommes n’ont pas été provisionnées correctement. Selon la loi, ce manquement autorise désormais le procureur du roi à lancer une citation en dissolution de la société. Une catastrophe ? Pas obligatoirement. C’est peut-être le passage obligé qui prépare l’arrivée d’un repreneur. Une manière, en tout cas, de sortir les outils du périmètre, jusqu’ici néfaste, de Liberty Steel.

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Articles recommandés pour vous