Icône représentant un article audio.

Carnets d'opéra

Le Festival d’opéra de Bregenz, voyage entre Japon et Sibérie

Carnets d'opéra

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

22 juil. 2022 à 12:36Temps de lecture1 min
Par Nicolas Blanmont

Célèbre pour ses productions en plein air données sur le lac de Constance, le Festival de Bregenz devait s’ouvrir mercredi 20 juillet avec une nouvelle production de Madama Butterfly de Puccini. Mais la pluie et l’orage ont forcé les organisateurs à interrompre la représentation et à la terminer en version de concert dans leur salle intérieure, une salle qui accueille traditionnellement des ouvrages nettement plus rares que ceux que l’on propose sur la scène du lac.

Cette année, on peut y voir Siberia, opéra d’Umberto Giordano créé en 1903 à la Scala de Milan et que l’on considère parfois comme le troisième volet d’une trilogie de grands succès du compositeur vériste, après Andrea Chénier et Fedora. Divisée en trois actes, l’œuvre conte une histoire d’amour et de rédemption qui rappelle un peu celle de Manon Lescaut : Stéphana, courtisane mondaine de Saint-Pétersbourg, s’éprend de Vassili, un jeune soldat qui se bat pour elle et est envoyé dans un camp de travail en Sibérie. Elle le suivra, et leur histoire d’amour se terminera tragiquement au bord du lac Baïkal.

C’est le jeune chef russe Valentin Uryupin qui dirige de main de maître la partition de Giordano, une partition qui sonne plus d’une fois très russe notamment dans ses citations des fameux Bateliers de la Volga. La mise en scène revient à un autre Russe, Vasily Barkhatov, qui complique inutilement l’action en ajoutant une trame parallèle mais qui sait construire de beaux tableaux et diriger ses acteurs.

Très belle incarnation de Stephana par la soprano canadienne Ambur Braid.

A voir à Bregenz les 24 juillet et 1er août. Diffusion sur Musiq3 à la rentrée.

Copyright photo : © Bregenzer Festspiele / Karl Forster

Sur le même sujet

Le Ring de Wagner à Bayreuth : Quel dragueur, ce Siegfried !

Carnets d'opéra

À Bayreuth, après un très décevant Or du Rhin, une Walkyrie enthousiasmante

Carnets d'opéra

Articles recommandés pour vous