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L'Internet Show

Le fléau des comptes fisha

Depuis plusieurs années, le revenge porn fait des ravages sur internet, et malgré la lutte pour y mettre fin, de nouvelles modes continuent de fleurir sur les réseaux sociaux et inquiètent. La dernière en date : les comptes fisha. Ces comptes qui publient des photos dénudées d’adolescentes pour les « afficher » sont très nombreux à être apparus avec le confinement.

Le principe des comptes fisha (du verbe "afficher" en verlan) est de poster sur les réseaux sociaux les nudes de personnes sans leur consentement. Les propriétaires de ces comptes vont jusqu’à demander à leurs abonnés de leur envoyer des photos et vidéos reçues ou volées. Et cela va encore plus loin car ils dévoilent aussi les coordonnées des personnes qu’ils affichent. En plus de voir son intimité volée et diffusée à la vue de tous, le partage de ces informations personnelles mène dans certains cas au cyberharcèlement.

Malheureusement, le nombre de comptes fisha s’est vu explosé lors du premier confinement et n’a cessé de croître au fil des mois. Les échanges entre adolescents et jeunes adultes se sont résumés à du virtuel pendant plusieurs mois, favorisant l’envoi de photos intimes et dénudées. Cela a eu pour effet pervers de favoriser certains comportements malveillants, notamment le revenge-porn, ce qui a conduit à la création de comptes fisha.

À l’image du revenge-porn, ce type de pratique est punissable par la loi en Belgique. Les individus qui diffusent des photos et vidéos intimes sans le consentement des personnes représentées risquent jusqu’à cinq ans de prison et 15.000 euros d’amende. Et cela vaut autant pour les abonnés des comptes fisha qui leur envoient des photos que pour les propriétaires de ces comptes.

En plus du cadre juridique, il existe également des activistes qui combattent les comptes fisha au quotidien. Le collectif Stop Fisha, par exemple, lutte pour faire fermer ces comptes. Mais malgré les reportings à la police, ceux-ci peuvent rester actifs parfois plusieurs mois. En un an, le collectif Fisha a néanmoins réussi à faire fermer 850 comptes !

Si vous êtes victime de fisha, vous pouvez directement contacter le mouvement Stop Fisha à via leur adresse mail. Et si vous tombez sur ce genre de contenu, n’hésitez pas à le dénoncer, via des plateformes comme Pharos, afin de faire cesser le slutshaming et le cyberharcèlement.

Retrouvez la séquence vidéo ci-dessous et le replay de l’émission ici ! L’Internet Show, c’est tous les jeudis en deuxième partie de soirée sur Tipik et sur Auvio.

L'explosion des comptes fisha

L'Internet Show et le sexting

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