Le futur Centre européen pour la Cybersécurité s'installera finalement en Roumanie

L'un des bâtiments proposés se trouvait sur le site Da Vinci de Citidev.brussels à Evere.

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10 déc. 2020 à 08:18 - mise à jour 10 déc. 2020 à 08:18Temps de lecture2 min
Par Véronique Fievet avec Belga

La décision est finalement tombée cette nuit. Bruxelles n’accueillera pas le siège du Centre de compétences Européen pour la Cybersécurité. C’est la proposition roumaine de Bucarest qui a été retenue. Bruxelles avait annoncé en novembre dernier qu’elle était candidate.

Le siège de la nouvelle agence européenne de cybersécurité, pour lequel Bruxelles s'était portée candidate avec six autres villes de l'UE, a été attribué à Bucarest, a annoncé jeudi le Conseil de l'UE. La capitale belge était restée seule en lice face à la capitale roumaine.

Ce "Centre de compétences en cybersécurité" doit améliorer la coordination de la recherche et de l'innovation dans l'UE, pour devenir le principal instrument d'investissements communs dans la recherche, la technologie et le développement industriel en matière de cybersécurité.

Les représentants des gouvernements des 27 États membres de l'UE ont voté mercredi en marge d'une réunion des ambassadeurs (Coreper).

Outre les deux dernières villes en lice, Munich (Allemagne), Vilnius (Lituanie), Varsovie (Pologne), Leon (Espagne) et Luxembourg avaient également été candidates.

Les États membres doivent encore s'accorder avec le Parlement européen sur le règlement créant le Centre qui devrait voir le jour en 2021. Il serait doté d'un budget de 2,8 milliards d'euros pour son installation, et de 2 milliards supplémentaires pour son développement.

Il devrait accueillir dans un premier temps entre 30 et 50 experts informatiques, avant de passer à 80 ETP à l'horizon 2023, autour desquels gravitera du personnel de support.

Le gouvernement bruxellois déçu

Bruxelles avait annoncé sa candidature le mois dernier. Une très bonne nouvelle, avait souligné Agoria (fédération des entreprises technologiques), même si à ses yeux la candidature souffrait d'un handicap: l'absence de déploiement de la 5G, l'internet mobile super rapide. La Roumanie n'héberge pas encore d'agence européenne, ce qui a pu jouer en sa faveur.

"Nous sommes évidemment déçus de ne pas avoir été retenu pour accueillir le centre, a commenté jeudi le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort. Il s'agissait d'une belle opportunité pour Bruxelles qui présentait de nombreux atouts. Nous avions reçu, par ailleurs, une très bonne évaluation de notre dossier par la Commission Européenne sur tous les points, y compris sur la connectivité et sur la sécurité de notre futur réseau 5G."

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