Economie

Le groupe Pierre & Vacances Center Parcs conclut un accord et évite la faillite

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10 mars 2022 à 09:59Temps de lecture2 min
Par Belga

Le groupe Pierre et Vacances a conclu un accord avec les investisseurs Alcentra, Fidera, Atream et ses principaux créanciers, permettant de le sauver de la faillite en "réduisant son endettement" et en "sécurisant les liquidités nécessaires" à la poursuite de son plan stratégique.

Mis à mal par la crise sanitaire, le numéro un européen des résidences de loisirs va bénéficier d’une injection de 200 millions d’euros de fonds propres grâce à une augmentation de capital, ainsi que d’une conversion en capital de près de 552 millions d’euros de dette, a-t-il détaillé jeudi dans un communiqué.

Une augmentation de capital de 150 millions d’euros sera réservée à Alcentra et Fidera, qui y souscriront chacun à hauteur de "45 à 75 millions d’euros", à Atream qui y participera "à hauteur de 30 millions d’euros" et au créancier SPG "à hauteur de 9 millions d’euros", ainsi qu’aux créanciers "titulaires d’Ornane hors SteerCo" à hauteur de 21 millions d’euros. Une autre augmentation de capital, d’un montant de 50 millions d’euros, sera ouverte à l’ensemble des actionnaires existants.

A l’issue de ces opérations, Alcentra devrait détenir entre "21,7% et 24,7%" du capital de Pierre et Vacances Center Parcs, Fidera entre "20,5% et 23,5%" et Atream, 7,2%, précise le groupe. Quant aux actionnaires existants, dont le fondateur Gérard Brémond, 84 ans, détenteur jusqu’ici de 49,6% du capital via la holding familiale Siti, ils ne détiendront plus que "4,7% à 10,8%" du capital. En parallèle, "près de 552 millions de dette" seront convertis en capital.

Une restructuration financière après la crise sanitaire

Il s’agit d’un Prêt garanti par l’Etat (PGE) de 240 millions d’euros ramené à 215 millions car la société aura remboursé 25 millions d’euros au moment de ces opérations, auquel s’ajoutent 129 millions d’euros de dette obligataire Euro PP, 98 millions de dette Ornane et 110 millions de dette bancaire non sécurisée, détaille le groupe.

Cet accord "assure l’indispensable restructuration financière du groupe après le cataclysme de la crise sanitaire", commente M. Brémond, cité par le communiqué. Il "implique le changement de contrôle du groupe, mais son intégrité sera maintenue par le consortium qui adhère pleinement au plan stratégique RéInvention 2025 porté par (le directeur général) Franck Gervais et les 12.000 collaborateurs" de l’entreprise, dit celui qui devient "conseiller stratégique" de Pierre et Vacances.

Comme prévu, le groupe changera de modèle économique, avec un financement de l’activité immobilière externalisé : il sera confié à une foncière dédiée qui sera créée et va acquérir et louer au groupe de nouveaux sites. L’accord, que l’assemblée générale des actionnaires doit approuver le 31 mars, va diviser par trois l’endettement brut de Pierre et Vacances.

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