Santé physique

Le jeûne intermittent pourrait avoir un impact sur les hormones féminines

Le jeûne intermittent pourrait avoir un impact sur les hormones féminines.

© Rasa Petreikiene

28 oct. 2022 à 09:30Temps de lecture1 min
Par RTBF avec AFP

Le jeûne intermittent peut-il influer sur les hormones ? A en croire une récente étude, ce régime pourrait réduire la production d’hormones en lien avec la fertilité chez les femmes.

Si le jeûne intermittent peut s’avérer efficace en matière de perte de poids, il pourrait aussi avoir des effets néfastes sur les hormones de reproduction des femmes, selon cette étude parue dans la revue Obesity.

Le "régime guerrier" efficace pour perdre du poids !

Pour mener à bien leurs recherches, les spécialistes se sont basés sur un panel de femmes souffrant d’obésité, dont certaines étaient ménopausées. Ces volontaires ont suivi un jeûne intermittent appelé "régime guerrier" pendant 8 semaines. La fenêtre d’alimentation se limite entre 4 heures et 6 heures par jour durant laquelle il est possible de manger sans compter les calories. Une fois le délai passé, il s'agit de s'adonner à un "jeûne hydrique", c'est-à-dire une consommation à base d'eau uniquement.  

Sur la balance, les femmes suivant le régime ont noté une perte de poids de 3% à 4% par rapport à la pesée au début de l'étude. Chez le groupe témoin, les volontaires n’ont pratiquement pas perdu de poids.  

Une perte de DHEA sans conséquences ?

Tout au long de l’étude, les spécialistes ont mesuré les différences de taux d’hormones grâce à des prises de sang et les ont comparés à un groupe témoin ne suivant aucun régime alimentaire. Les spécialistes ont remarqué une baisse de 14% de la déhydroépiandrostérone (DHEA) chez les personnes ayant suivi le régime intermittent.

Il s’agit d’une hormone prescrite par les cliniques de fertilité, notamment pour les femmes qui souffrent d’insuffisance ovarienne. 

"La baisse des niveaux de DHEA chez les femmes post-ménopausées pourrait être préoccupante car la ménopause provoque déjà une chute spectaculaire des œstrogènes et la DHEA est un composant principal des œstrogènes", présente le professeur en nutrition Krista Varady dans un communiqué. "Cependant, une enquête auprès des participants n'a signalé aucun effet secondaire négatif associé à une faible teneur en œstrogènes après la ménopause, comme un dysfonctionnement sexuel ou des changements cutanés."

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