Belgique

Le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne placé sous sécurité renforcée : "Nous ne plierons jamais face à la violence"

Van quickenborne

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24 sept. 2022 à 09:22 - mise à jour 24 sept. 2022 à 18:35Temps de lecture3 min
Par Anthony Roberfroid avec Belga

De récentes menaces envers le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, sont actuellement prises très au sérieux et une enquête est en cours, a annoncé le parquet fédéral. Ce dernier a donc décidé de placer l'homme politique sous sécurité renforcée.

Selon nos informations, les menaces visant le ministre proviendrait du monde du crime organisé.

"Le parquet fédéral a été informé au cours de la semaine dernière d'une possible menace sur la personne du ministre de la Justice, Monsieur Vincent Van Quickenborne", indique le parquet dans un communiqué

"Dans la nuit de vendredi à samedi, trois personnes ont été privées de leur liberté aux Pays-Bas. Le parquet fédéral demande leur transfert vers la Belgique" est-il précisé. Le ministre devra dès lors renoncer à certains événements auxquels il devait prendre part ces prochains jours

Une voiture immatriculée aux Pays-Bas contenant des kalachnikovs, des armes à feu et de l'essence aurait été découverte devant le domicile du ministre à Courtrai. 

Selon nos confères de Het Laatste Nieuws, des explosifs auraient été également retrouvés mais le parquet ne confirme pas cette information.

Selon la VRT, il s'agirait d'une tentative d'enlèvement.

Des menaces "totalement inacceptables" selon De Croo

Les menaces visant le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, sont "totalement inacceptables", a réagi samedi le Premier ministre Alexander De Croo auprès de Belga. "Soyons cependant clairs: nous ne nous laisserons intimider par personne. Le travail continue", a ajouté le libéral flamand.

Le Premier ministre a ajouté avoir contacté son ministre de la Justice (Open VLD) et compatir également avec sa famille. Enfin, Alexander De Croo a remercié les services de renseignement et de sécurité belges et néerlandais pour leur collaboration.

"Merci aux services de sécurité pour leur réponse rapide et professionnelle. Je suis la situation de près, avec eux", a pour sa part réagi, sur Twitter, la ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V) en qualifiant elle aussi les menaces d'"inacceptables".

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Enfin, côté néerlandais, le ministre de la Justice Dilan Yeşilgöz-Zegerius a assuré la Belgique de son soutien. "Nous sommes côte à côte pour la sécurité dans nos pays. Nous ne plierons jamais", a-t-il ainsi écrit sur Twitter.

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Le ministre de la Justice a réagi

"En démocratie, dans notre État de droit, nous ne plierons jamais face à la violence. Jamais", a réagi le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne. 

S'il s'agit de menaces le visant lui, "exclusivement, en tant que ministre de la Justice", Vincent Van Quickenborne a déploré le poids que cette situation faisait peser sur sa famille et demandé à ce que leur vie privée soit respectée.

Le ministre s'est d'abord voulu rassurant: "Ma famille et moi allons bien et sommes entre de bonnes mains", a-t-il écrit sur ses réseaux sociaux.  

Dans son message, le ministre a remercié les services de sécurité pour leur "travail rapide et professionnel". "Nous pouvons compter dans notre pays sur des personnes compétentes qui travaillent jour et nuit à assurer notre sécurité. Ce qu'elles ont encore fait aujourd'hui", a-t-il salué.

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M. Van Quickenborne en a profité pour souligner le dévouement des services de police et judiciaires qui luttent quotidiennement contre le crime organisé. "Cette fois, c'est moi qui ai été ciblé. Hélas, c'est la réalité à laquelle (ces agents) sont régulièrement confrontés (...), des patrouilles de police aux procureurs fédéraux", "en tout anonymat".

"Les personnes impliquées récolteront les effets contraires à ceux escomptés

Le ministre s'est voulu très clair: "les personnes impliquées récolteront les effets contraires à ceux escomptés", a-t-il lancé. La situation "me conforte dans ma conviction qu'il faut continuer à lutter. Les criminels se sentent acculés, et c'est légitime. Car nous continuerons de combattre le crime organisé, avec plus d'effectifs et de moyens qu'auparavant."  

Si la situation n'est "pas agréable", M.  Van Quickenborne devra annuler sa participation aux prochains événements prévus à son agenda.  

Enfin, le ministre a eu un mot pour sa famille : "En tant que père, ma principale préoccupation en ce moment concerne mon épouse et mes enfants. Ils n'ont rien demandé mais doivent tout de même en subir les conséquences. Tout parent comprendra que c'est un lourd tribut."

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