Monde Europe

Le Pacte pour l’asile et la migration devra être fixé pour le début de la présidence belge de l’Union européenne

© © Tous droits réservés

07 sept. 2022 à 14:08Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Marine Lambrecht

Le Parlement européen et les pays appelés à présider semestriellement le Conseil de l’UE d’ici la fin de la législature se sont accordés mercredi pour tout mettre en œuvre afin de boucler les négociations sur le nouveau Pacte pour l’asile et de la migration pour février 2024, soit au début de la présidence belge.

Une feuille de route en ce sens a été signée mercredi à Bruxelles par la présidente du Parlement, Roberta Metsola, et les représentants permanents de la Tchéquie, la Suède, l’Espagne, la Belgique – qui présidera le Conseil de l’UE au premier semestre 2024 – et la France, dont la présidence au premier semestre de cette année a permis d’engranger certaines avancées.

La présidence belge de 2024 précédera celle de la Hongrie et de la Pologne, deux pays qui n’ont pas jusqu’ici facilité la recherche d’un accord dans ce domaine.

"Nous fixons maintenant une échéance claire : en février 2024, il doit y avoir un accord sur tous les dossiers, afin qu’ils entrent en vigueur en avril de la même année", a affirmé l’eurodéputée Hilde Vautmans (Renew Europe, Open Vld).

 

Situation tendue

La réforme des règles européennes sur l’asile et la migration doit permettre de trouver le bon équilibre entre les responsabilités d’accueil des pays dits de première entrée – souvent des pays méditerranéens, mais plus seulement depuis les tensions avec la Biélorussie puis la guerre russe en Ukraine – et la solidarité attendue de la part des pays moins exposés, mais qui connaissent cependant un phénomène de migration dite secondaire.

Bloquée depuis de nombreuses années malgré les naufrages en Méditerranée, les refoulements illégaux et la précarité des camps de migrants et demandeurs d’asile, la réforme a fait l’objet d’une proposition de la Commission en septembre 2020, sous la forme d’un Nouveau Pacte pour l’Asile et la Migration.

En juin dernier, au terme de la présidence française du Conseil de l’UE, 21 États membres de l’UE ou de l’espace Schengen, dont la Belgique, ont adopté une déclaration en vue de mettre en œuvre un "mécanisme temporaire de solidarité" pour répondre aux difficultés migratoires des États membres de première entrée du bassin méditerranéen.

Mais la situation de l’accueil est sous tensions dans plusieurs pays. Ainsi, le Parlement européen a demandé mercredi au secrétaire d’État néerlandais à l’Asile Eric van der Burg de venir s’expliquer sur la crise de l’accueil de demandeurs d’asile dans son pays.

La situation est tendue en Belgique également, comme l’ont montré les difficultés des dernières semaines au Petit-Château, le centre de premier enregistrement à Bruxelles. La secrétaire d’État belge, Nicole de Moor, s’est donc dite disposée à se présenter elle aussi devant le Parlement européen pour parler du système d’accueil en Europe.

"Il faut vraiment avancer dans les négociations des différents chapitres du Pacte européen pour l’Asile et la Migration. L’absence d’une solution européenne met une forte pression sur plusieurs États membres. Le Parlement européen lui aussi a son rôle à jouer et devrait avancer aussi vite que possible sur les textes déjà approuvés par le Conseil de l’UE", a affirmé la mandataire CD&V.

Sur le même sujet

Asile et migration : aucun mineur et aucune famille ne dormiront en rue la nuit prochaine, assure la secrétaire d’État Nicole de Moor

Belgique

Augmentation du nombre de candidats réfugiés burundais en Belgique : pour quelles raisons ?

Monde

Articles recommandés pour vous