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Le parlement russe décidera ce mardi s'il reconnaît l'indépendance de deux régions d'Ukraine

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14 févr. 2022 à 12:52Temps de lecture1 min
Par Belga

La chambre basse du parlement russe décidera mardi si elle accède à la demande faite à Vladimir Poutine de reconnaître les républiques autoproclamées et pro-russes de Donetsk (DNR) et Lougansk (LNR), dans l'est de l'Ukraine. Un vote à ce propos a été reporté de 24 heures, écrit lundi l'agence de presse russe Interfax.

Les parlementaires auront le choix entre deux options, d'après une source citée par Interfax: une reconnaissance directe des deux républiques séparatistes nées de la guerre civile qui, depuis 2014, secoue la région du Donbass, ou une concertation auprès des ministères des Affaires étrangères, de la Défense ainsi que d'autres instances du pouvoir russe.

Cette demande de reconnaissance a été déposée à la mi-janvier par 11 députés du Parti communiste russe. Ces derniers estiment qu'il s'agit d'une étape nécessaire afin de "protéger" les habitants de la région d'"attaques étrangères".

Selon le président de la chambre basse russe, qui s'exprimait vendredi, seuls deux groupes représentant 85 sièges sur 450 ont l'intention de voter en faveur d'une reconnaissance d'indépendance. La proposition de consultation avec le gouvernement vient, elle, du parti Russie Unie, qui dispose de 325 sièges.

Donetsk and Lugansk regions of Ukraine - vector map
Donetsk and Lugansk regions of Ukraine - vector map Getty

Les forces ukrainiennes sont aux prises depuis 2014 avec des séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine. Malgré ses dénégations, Moscou est largement considérée comme le parrain militaire et financier des indépendantistes. Les tentatives pour maintenir la paix dans la région seraient compliquées par une reconnaissance russe des républiques autoproclamées, alors que les craintes d'une invasion de l'Ukraine par la Russie sont de plus en plus palpables.

La Russie a déployé des dizaines de milliers de ses soldats aux frontières de l'Ukraine. Elle exige des garanties sur la non-adhésion de l'Ukraine à l'Otan, une velléité que les Occidentaux jugent inacceptable.

Lundi, le chancelier allemand Olaf Scholz rencontrait à Kiev le président ukrainien avant un déplacement à Moscou, dans une nouvelle tentative diplomatique pour désamorcer cette crise russo-occidentale qui déstabilise la sécurité européenne.

La Russie a déjà annexé la Crimée en 2014.

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