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Le personnel de la Justice a lui aussi fait part de son mal-être à Liège

Le personnel du service Justice a lui aussi fait part de son mécontentement à Liège.
31 mai 2022 à 09:22Temps de lecture1 min
Par Olivier Thunus / Marc Hildesheim

La grève dans les services publics a touché de nombreux secteurs. Celui de la Justice étant considéré comme essentiel, les audiences ont été maintenues mais cela n’a pas empêché des membres du personnel de faire part en front commun de leurs revendications. C’était le cas notamment au palais de justice de Liège, avec une mise en avant d’un manque criant de personnel.

C’est ce dont témoigne Jean Metzmacher, assistant au greffe du tribunal de police de Liege et président du comité CSC greffes et parquets : " Personnellement, je travaille depuis le 2 janvier 1988, et depuis lors, on a vu la situation se dégrader fortement. D’abord au niveau des bâtiments, qui sont vraiment en déliquescence, et puis il y a de moins en moins de personnel en fonction. On fait donc face à de plus en plus de difficultés pour pouvoir remplir toutes les tâches qui nous incombent. Il y a beaucoup de retard au niveau de la digitalisation. Nous sommes certainement avec 20 ans de retard, et donc nous avons beaucoup de difficultés à pouvoir fonctionner de cette manière. Cela se traduit par des dossiers qui prennent énormément de retard, que ce soit au niveau des magistrats ou du personnel. Dans mon service, on peut estimer qu’il manque 30 pc de personnel ", explique-t-il.

Parmi les participants à l’action devant le palais de justice de Liège se trouvait aussi Peter Segers, contrôleur fiscal et président national CSC Finances, un Flamand venu soutenir les Liégeois : " Je travaille comme contrôleur fiscal et je constate qu’on ne contrôle qu’un à deux pourcents des dossiers. Il y a des dossiers qui ne sont pas contrôlés pendant dix ans ou plus, alors qu’ils pourraient rapporter beaucoup d’argent en cas de contrôle correct. Mais on manque de personnel. Si on en avait plus, on pourrait faire notre travail correctement, ce qui n’est pas le cas pour le moment. C’est un manque de personnel qui se retrouve aussi du côté flamand. Depuis six ans, on a perdu la moitié du personnel. Nous, on a commencé avec des équipes de 15 personnes, et maintenant on est huit ", précise-t-il.

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