Santé & Bien-être

Le port du masque va-t-il devenir la norme dans le monde ?

Le port du masque va-t-il devenir la norme dans le monde ?

© Morsa Images - Getty Images

27 mars 2021 à 14:00Temps de lecture2 min
Par RTBF TENDANCE avec AFP

Une nouvelle étude américaine révèle que ce geste barrière, combiné aux autres précautions prises pour se protéger du coronavirus, a permis de réduire significativement l'ensemble des maladies respiratoires courantes comme le rhume ou la grippe.

Mesures Covid : quel impact sur les autres virus respiratoires ?

Une équipe de chercheurs du Boston Medical Center (BMC) s'est intéressée à l'impact des mesures sanitaires prises pour enrayer la pandémie sur les virus respiratoires courants hors Covid-19. Ils ont pour cela réalisé une analyse de cohorte rétrospective de l'ensemble des infections virales respiratoires documentées (hôpital et ambulatoire) pour des périodes comprises entre le 1er janvier 2015 et le 25 novembre 2020. Cette exclut bien évidemment les résultats des tests SARS-CoV-2 pour se concentrer sur les maladies respiratoires courantes. 

Les scientifiques précisent que l'année 2020 a été divisée en deux périodes spécifiques, la première précédant la mise en œuvre du port du masque et de la distanciation physique, la seconde correspondant aux semaines et mois pendant lesquels ces gestes barrières sont devenus la norme.

"Nous savons que les virus qui causent le rhume, la grippe et la pneumonie se propagent par contacts étroits, par les aérosols et/ou les gouttelettes. C'est pourquoi nous avons décidé d'examiner comment les mesures mises en œuvre pour empêcher la propagation de la Covid-19 peuvent avoir eu un impact sur l'incidence d'autres maladies respiratoires virales courantes", explique Manish Sagar, spécialiste des maladies infectieuses et chercheur au BMC.

80% d'infections en moins que l'année précédente

Leurs travaux montrent une réduction d'environ 80% des cas de grippe et d'autres infections respiratoires virales courantes par rapport à des périodes similaires les années passées, c'est-à-dire avant le port du masque, les mesures de distanciation sociale et la fermeture des écoles.

Ces mesures pourraient donc se révéler utiles à l'avenir pour prévenir d'autres infections virales respiratoires.

Sur l'année 2020, les scientifiques ont noté qu'il y avait plus d'infections à virus respiratoire sur la première période (celle précédant la mise en œuvre de mesures sanitaires) par rapport à 2015-2019. De même, l'après-confinement à Boston a été associé, en toute logique, à une augmentation de la détection des infections à rhinovirus.

"Les résultats de notre étude peuvent être particulièrement utiles pour développer des stratégies de prévention dans des contextes où les infections respiratoires sont très nocives, comme les lieux de rassemblement ou pour les personnes âgées et immunodéprimées", conclut Manish Sagar.

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