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Le premier des sept A400M belge rejoint sa base d'attache à Melsbroek

Le premier des sept A400M belge rejoint sa base d’attache à Melsbroek
22 déc. 2020 à 14:53 - mise à jour 22 déc. 2020 à 14:53Temps de lecture2 min
Par Belga

Le premier des sept avions de transport Airbus A400M Atlas belges destinés à remplacer les C-130H Hercules quasi cinquantenaires s’est posé mardi après-midi sur sa base d’attache, l’aéroport militaire de Melsbroek, en provenance directe de l’usine en Espagne où il a été assemblé, a constaté sur place l’agence Belga.

Ce gros appareil de transport militaire, un quadrimoteur revêtu d’une livre grise, s’est posé vers 13h45 en utilisant la piste 25G (gauche) de l’aéroport de Bruxelles-National, contigu à la base militaire après un passage à basse altitude et un impressionnant virage.


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Deux camions de pompiers de l’aéroport l’ont copieusement arrosé, comme il est de tradition, dans le monde aéronautique, pour des événements marquants.

La ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, a assisté à l’arrivée de cet avion, issu d’une commande passée par l’un de ses prédécesseurs, André Flahaut, en décembre 2001 pour huit pays européens (le Portugal s’est ensuite retiré du programme).

L’avion, immatriculé CT-02 et porteur de l’inscription "Belgian Air Force", rejoint ainsi l’unique A400M luxembourgeois, livré le 8 octobre dernier à son client et arrivé le lendemain à Melsbroek. Les sept Atlas belges et l’avion grand-ducal équiperont la 20e escadrille, qui se muera en une unité binationale.

La Belgique et le Grand-Duché avaient décidé dès 2001 d’acquérir et d’opérer conjointement ces huit avions de nouvelle génération.

Le premier avion belge, le numéro de série MSN 106 (le 106e construit, sur les 174 commandés à ce jour par sept pays européens et la Malaisie), avait effectué son premier vol fin juillet à Séville, en pleine crise sanitaire du coronavirus qui avait affecté les activités d’Airbus.

Développer davantage les opérations militaires et humanitaires

L’arrivée de cet Airbus, "c’est vraiment un grand pas en avant pour la composante Air", a souligné Mme Dedonder (PS) à l’agence Belga. "Cela va nous permettre de développer encore davantage notre capacité pour les opérations militaires et humanitaires également. C’est une très bonne chose, ils sont très heureux ici les pilotes que j’ai pu rencontrer", a-t-elle ajouté.

"C’est aussi un bel exemple de coopération européenne", a poursuivi la ministre, qui était accompagnée du chef de la Défense (Chod), l’amiral Michel Hofman, pour effectuer un tour de l’intérieur de l’appareil.

L’A400M, fruit d’une coopération entre sept pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Luxembourg, Royaume-Uni et Turquie), est en effet capable de transporter jusqu’à 37 tonnes de fret sur 4500 km ou 17 tonnes sur 5800 km et de larguer 116 parachutistes en un seul passage. Le coût total du programme est toutefois passé, au gré des retards et des difficultés techniques, de vingt à plus de trente milliards d’euros.

Les six autres appareils belges seront livrés d’ici 2022. Alors que les derniers C-130 (six sur une flotte qui a compté jusqu’à douze avions) seront progressivement retirés du service d’ici la fin de l’année prochaine.

Journal télévisé 09/10/2020

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