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Le président de l’ABSYM au gouvernement : « Ne pas avoir obligé la vaccination relève de la non-assistance à personne en danger »

Le président de l’ABSYM au gouvernement : « Ne pas avoir obligé la vaccination relève de la non-assistance à personne en danger »
10 févr. 2022 à 01:09Temps de lecture2 min
Par Maud Wilquin

Luc Herry, le président de l’ABSYM qui succès à Philippe Devos, était l’invité de "QR le débat". Sur le plateau, celui-ci était invité à donner son avis sur la pertinence du Covid Safe Ticket. "Nous ne sommes pas dans un monde de Bisounours", a-t-il d’emblée répondu. "Il y a des CST frauduleux et donc des libertés frauduleuses. Les médecins sont confrontés aux malades covid, les voient souffrir et mourir, développer un covid long. Le CST protège les plus vulnérables et est donc encore aujourd’hui positif", estime-t-il avant d’ajouter que l’obligation du CST existe parce que des personnes ont fait le choix de ne pas être vaccinées. "La liberté de certains enfreint la liberté de beaucoup d’autres", assure-t-il. "Les médecins auraient préféré une obligation vaccinale. Si nous l’avions eue en septembre, nous aurions oublié le CST et n’aurions même plus besoin de preuves vaccinales puisque tout le monde serait vacciné. La politique a beaucoup trop traîné et doit se remettre en question, être plus proactive et écouter le personnel confronté aux malades", avoue-t-il. "Pour moi, le fait de ne pas avoir obligé cette vaccination et chez les soignants, et pour la population, est une erreur. On peut même parler de non-assistance à personne en danger parce que ça a suscité pas mal de décès."

Des propos auxquels le ministre des Indépendants, David Clarinval (MR), n’a pas tardé à réagir : "‘Non-assistance à personne en danger’, c’est peut-être un peu fort comme expression", rétorque-t-il sur le plateau. "Mais il faut être humble, tous les hommes et femmes politiques du pays et même du monde ont manqué de réactivité et peut-être pris à la légère cette épidémie. En ce qui nous concerne, nous sommes un parti libéral. Chacun doit forger sa propre opinion. Nous n’avons pas de position arrêtée au niveau du parti par rapport à l’obligation vaccinale, mais le débat est entamé au niveau du Parlement. Chaque député pourra voter en son âme et conscience parce que c’est une question éthique", a-t-il indiqué avant de reconnaître que l’obligation vaccinale "aurait eu des avantages mais présentait aussi certains inconvénients."

Sans donner son avis sur la question, ni même celui du parti, le vice-premier ministre Georges Gilkinet (Ecolo) a lui aussi répondu au président de l’ABSYM : "Notre première obligation en tant qu’Etat était de nous doter de tous les moyens de protection en achetant des masques, des vaccins, en organisant leur injection vers ceux qui le souhaitaient. Nous étions démunis face à cette énorme pandémie. Mais nous devons en tirer toutes les leçons." Et d’ajouter : "Ecolo a demandé et obtenu un débat sur l’obligation vaccinale au Parlement et se positionnera à l’issue de ce débat. Avec le variant Omicron, la question se pose de façon différente." Nous n’en saurons pas plus.

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