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Le Prix Francqui 2021 décerné au Liégeois Michaël Gillon pour ses découvertes révolutionnaires en astronomie

Le scientifique de l’université de Liège est récompensé pour ses découvertes révolutionnaires en astronomie.
05 mai 2021 à 11:06Temps de lecture2 min
Par Chloé Hannon avec Pascale Bollekens

Le prix Francqui, on l’appelle aussi le "prix Nobel belge". Cette année, il est décerné au scientifique liégeois Michaël Gillon (ULiège). Une récompense prestigieuse pour ses recherches pionnières sur les exoplanètes et l’astrobiologie. La remise officielle par le Roi aura lieu le 9 juin au Palais des Académies.


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Trappist et Speculoos, ça vous dit quelque chose ? Non, on ne vous parle pas de gastronomie mais bien d’astronomie. Il s’agit de deux réseaux de télescopes robotiques, conçus par Michaël Gillon. Des dispositifs pointus qui ont permis d’étudier avec une précision encore inégalée des exoplanètes depuis la Terre. Et de mener à la découverte de sept exoplanètes, potentiellement habitables.

Le réseau de télescopes Speculoos est établi au Chili.
Le réseau de télescopes Speculoos est établi au Chili. Tau-tec GmbH

Michaël Gillon est ainsi devenu le premier à prouver que des planètes similaires en taille et en masse à la Terre ne gravitent pas seulement autour du Soleil mais également autour d’étoiles ultrafroides. Ses découvertes ont inspiré des centaines d’études scientifiques.

Elles ont été reconnues à l’unanimité par la communauté scientifique, dont la NASA. Mais cette fois, cette récompense a un goût particulier pour l’astronome : "C’est un honneur extraordinaire. J’avais déjà eu des reconnaissances scientifiques au niveau international mais avoir cette reconnaissance au niveau nominal, au niveau belge, ça me fait extrêmement plaisir. Je me sens honoré."

Trouver de la vie ailleurs

Chercher la vie extraterrestre, une quête qui le turlupine depuis enfant. "Ce qui m’a poussé vers ce domaine, la question qui m’a toujours fasciné, c’est : 'Est-ce qu’il y a de la vie ailleurs dans l’univers ?', explique l’astronome.

Est-ce qu’il y a de la vie ailleurs dans l’univers ?

Le système Trappist-1 comporte sept exoplanètes.

Jusqu’en 1995, les étoiles sont perçues comme des objets isolés. Puis les technologies évoluent et permettent de l’établir avec certitude : des planètes gravitent quasi systématiquement autour des étoiles. Depuis, plus de 4000 exoplanètes ont été découvertes, dont une fraction qui pourrait éventuellement abriter de la vie à leur surface.

"J’ai contribué à cette révolution des exoplanètes, en focalisant notamment mes recherches sur les planètes qui passent devant leur étoile. Ce phénomène de transit permet une étude détaillée de la planète. L’objectif que j’avais en tête, c’était de pouvoir détecter des planètes potentiellement habitables et les étudier."


►►► À lire aussi : De l’eau dans l’atmosphère d’une exoplanète "potentiellement habitable": six questions pour mieux comprendre


Prochaine étape pour Michaël Gillon : l’étude détaillée de l’atmosphère des exoplanètes et de sa composition, "et pourquoi pas d’y trouver des traces chimiques de vie. C’est en tout cas ce qui motive une grande partie de la communauté des exoplanétologistes. C’est clair que ça va être difficile : on parle d’observer des planètes qui sont à des années-lumière."

Mais le scientifique reste confiant : "Le développement des techniques et des instruments nous rapproche de plus en plus de cette possibilité."

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