RTBFPasser au contenu
Rechercher

Monde

Le procès d'une vaste escroquerie européenne sur la viande de cheval ouvert à Marseille

07 juin 2022 à 12:50Temps de lecture1 min
Par Belga, édité par Maud Wilquin

Dix-huit prévenus, dont quatre Belges, deux Néerlandais, mais aussi des vétérinaires et commerçants français: le procès d'une vaste escroquerie européenne à la viande chevaline a débuté mardi à Marseille, pour trois semaines, avec pour principal mis en cause un important négociant belge de chevaux.

Les prévenus - maquignons, rabatteurs et vétérinaires - sont notamment poursuivis pour escroquerie et complicité d'escroquerie en bande organisée, ainsi que pour tromperie entraînant un danger pour la santé humaine.

Arrivé en avance dans la salle où de nombreux journalistes étaient déjà présents, Jean-Marc Decker, 58 ans, ressortissant belge soupçonné d'être le "pivot" de ce "vaste trafic international de chevaux", est ainsi poursuivi pour avoir introduit dans la filière alimentaire des animaux impropres à la consommation.

Les prévenus, dont seuls 13 étaient présents physiquement mardi matin, sont poursuivis devant le tribunal correctionnel pour des faits commis entre 2010 et 2015. Ils auraient notamment commis de nombreuses entorses à la réglementation européenne concernant les chevaux importés de pays de l'Union européenne. 

La seule personne morale poursuivie dans ce dossier est une société de vente en gros de viande chevaline du Gard.

Plusieurs fournisseurs de Jean-Marc Decker sont prévenus pour lui avoir fourni des animaux "impropres à la consommation", grâce à de faux documents brouillant la traçabilité des bêtes. Certains auraient même trompé les anciens propriétaires des animaux sur leur intention de les mener à l'abattoir. 

Au bout de la chaîne, la société de vente en gros Equi'd Sud d'Alès et son gérant Georges Gonzales se voient reprocher "une indifférence vis-à-vis des impératifs sanitaires gouvernant sa profession". Cette entreprise, qui fournissait 80 détaillants du sud de la France, laissait faussement croire à l'origine française de la viande.

Le conseil national de l'ordre des vétérinaires, la commune d'Alès et l'Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes (ANBV) se sont notamment portés partie civile.

Le procès est prévu jusqu'au 24 juin.

Articles recommandés pour vous