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Regions Liège

Le projet Rives Ardentes, à Coronmeuse, a franchi une étape importante mais controversée

Une septantaine de logements a déjà été réservée, selon l’échevine Defraigne, et c’est un signe de bonne santé du projet.
25 avr. 2022 à 19:56Temps de lecture1 min
Par Michel Grétry

C’est un débat très technique, en apparence : le conseil communal de Liège a approuvé ce lundi quatre conventions qui réorganisent la propriété du site de vingt-cinq hectares qui doit devenir un quartier de près de quinze cents logements et de milliers de mètres carrés de bureaux. La ville concède un "droit de superficie" à la société NéoLégia.

En clair, pendant un temps déterminé, c’est un groupe privé qui devient propriétaire, qui détient ce que les professionnels de l’immobilier appellent un droit réel. Selon l’échevine de l’urbanisme, c’est une condition imposée par le fonds européen de développement régional pour l’octroi de subsides. Les textes ont été lus, relus et avalisés par notaires et juristes spécialistes, de façon à s’entourer quand même de garanties quant à la bonne fin de ce vaste chantier.

Il n’empêche, l’opposition VéGa parle d’une privatisation de l’espace public, et d’une prise inconsidérée de risque. Si le promoteur ne tient pas ses engagements, la ville récupère la maîtrise de la zone. Mais avec quels moyens financiers pour terminer des immeubles à moitié debout ? L’exemple de Bavière, où le projet Himmos, pourtant séduisant, a périclité à la suite de la crise des subprimes. Et les actuelles hausses des matériaux et des taux d’intérêt sont une menace quant au développement de Rives Ardentes.

La réorganisation juridique et économique du projet a été adoptée par la majorité, renforcée des engagés.

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