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Le rapport bruxellois sur la décolonisation de l'espace public recommande "un saccage en règle", pour le député Van Goidsenhoven (MR)

Statue équestre du roi Léopold II, le 10 juin 2020.

Certaines recommandations du rapport du groupe de travail chargé par le gouvernement bruxellois d'alimenter la réflexion sur les symboles de la colonisation dans l'espace public de la capitale s'apparentent à "un saccage en règle de plusieurs monuments historiques", a fulminé jeudi le député bruxellois.MR Gaëtan Van Goidsenhoven.

dénonce un : certaines recommandations du rapport s'apprentent à du saccage

Réagissant au rapport de ce groupe de travail indépendant présenté jeudi, l'élu libéral cite notamment les recommandations prévues pour la statue équestre du roi Léopold II, située place du Trône.

"Vandalisme déguisé"

"La fonte de celle-ci préconisée pour réaliser un autre monument est une forme de vandalisme déguisé. L'option de déplacer la statue pour la rendre invisible dans l'espace public est presque méprisante pour les institutions muséales qui ne sont pas des hangars de récolte des statues dont plus personne ne veut", a-t-il commenté. 

L'historien de formation s'indigne également du sort qui pourrait être réservé à d'autres monuments, comme dans le parc du Cinquantenaire.

"Il est question de créer un dépotoir qui rassemblerait les monuments rejetés. Cela montre bien que la liquidation du passé fait partie de l'objectif poursuivi, contrairement à ce que semblent indiquer les remarques préliminaires du rapport", a-t-il ajouté.

L'élu MR remarque qu'il n'est désormais plus question de "recontextualisation", comme le prônait son parti il y a deux ans dans une proposition de résolution.

Pour lui, "on ne construit pas le futur collectif sur les débris du passé, mais en considérant le passé dans sa globalité, pour construire de nouveaux monuments et des espaces publics porteurs des valeurs actuelles". 

Si ces recommandations devaient être suivies d'effet, elles pourraient constituer un dangereux précédent pour les éléments iconographiques historiques présents dans l'espace public : "on pourrait en arriver à remettre en question la présence d'éléments évoquant Charles Quint, considérant qu'ils font référence à un Empire colonial à effacer de la mémoire collective", a-t-il conclu.

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