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Environnement

Le réchauffement climatique menace la fertilité des mouches à fruits mâles... et potentiellement d'autres espèces

Le réchauffement climatique menace la fertilité des mouches à fruit mâles... et potentiellement d'autres espèces.
29 mai 2021 à 11:00Temps de lecture2 min
Par RTBF TENDANCE avec AFP

Prédire et identifier les endroits de la planète où les espèces risquent de disparaître sous l'effet du changement climatique représente un enjeu crucial pour préserver la biodiversité.

Alors que la science se concentre principalement sur les dangers liés aux températures trop élevées et potentiellement mortelles pour les êtres vivants, des chercheurs en écologie de l'université de Liverpool ont préféré s'intéresser aux conditions climatiques dans lesquelles les espèces ne peuvent plus se reproduire.

La moitié des mouches auront bientôt trop chaud pour se reproduire

Publiée dans Nature Climate Change, leur étude a porté sur 43 espèces de mouches à fruits (Drosophila). D'après les scientifiques, les mouches mâles deviennent stériles lorsqu'elles sont confrontées à des températures inférieures aux températures létales d'environ quatre degrés, soit la différence de température estivale entre le nord de l'Angleterre et le sud de la France.

Les chercheurs ont ensuite modélisé ce phénomène en utilisant des prévisions de températures pour 2060. Selon leurs calculs, plus de la moitié des zones seront suffisamment fraîches pour assurer la survie des mouches mais pas pour préserver leur fertilité.

L'infertilité thermique pourrait toucher d'autres espèces

"Nos travaux soulignent que les infertilités thermiques pourraient constituer une menace majeure pour la biodiversité en cas d'évolution climatique. Nous disposions déjà de rapports sur les pertes de fertilité à haute température dans tous les domaines, des porcs aux autruches en passant par les poissons, les fleurs, les abeilles et même les humains", souligne dans un communiqué le Dr Tom Price, auteur principal de l'étude. 

"Malheureusement, nos recherches suggèrent qu'il ne s'agit pas de cas isolés et que peut-être la moitié des espèces seront vulnérables à l'infertilité thermique."

"Ce travail aborde la biologie à son niveau le plus fondamental en explorant un animal de laboratoire bien connu et compris. Mais il franchit ensuite une étape supplémentaire cruciale en la reliant au monde réel et à l'impact potentiel qu'elle peut avoir sur la biodiversité mondiale", ajoute le Dr Simon Kerley, responsable des écosystèmes terrestres au Conseil britannique de recherche sur l'environnement naturel (NERC), organisme non gouvernemental spécialisé dans le domaine des sciences environnementales, qui a financé l'étude.

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