Belgique

Le secteur du bio souffre de la crise énergétique mais reste déterminé !

Lors de la pandémie Covid, à l’heure des confinements, du télétravail, de la distanciation sociale, de nouveaux consommateurs avaient littéralement boosté le chiffre d’affaires des magasins bio et donc de toute la filière. Il y a plusieurs explications à cela. Notamment la recherche de commerces de proximité, de qualité des produits, l’envie de vivre plus sainement ou avoir plus de temps pour cuisiner

Mais avec la crise de l’énergie et les factures de régularisation de gaz ou d’électricité qui arrivent, le Belge voit son pouvoir d’achat menacé. Les consommateurs qui avaient découvert les vertus du bio sont repartis, et les ventes ont diminué. Le secteur est inquiet. Les diverses associations actives dans la filière évoquent une perte de 30% des ventes. Elles se sont exprimées en conférence de presse ce mardi au magasin Biosphère à Dion-Valmont, pionnier du bio en Brabant-Wallon.

Le secteur a voulu mettre en avant ses valeurs et points forts. La qualité des produits, le circuit-court, l’encrage et l’emploi local, une nourriture saine… Entre autres.

Certes le secteur reconnaît que le bio est plus cher, mais rétorque aussi qu’en échange du prix il y a de la qualité, un impact environnemental, des prix justes et rémunérateurs pour les artisans et producteurs locaux.

Avec la perte du chiffre d’affaires et les surcoûts de la crise énergétique pour toute la filière ; la responsable de BioWallonie Arianne Belot avertit : "il y a un risque de voir disparaître des enseignes et de voir de magasins fermer leurs portes, mais avec conséquence pour des artisans, de producteurs, des maraîchers, bref toute la filière dans son ensemble serait impactée".

"Là où il n’y a pas d’intermédiaire les prix restent très compétitifs"

Selon Sylvie Droulans de ConsomAction, il y aurait aussi une " Idéformée de la réalité sur par exemple les prix trop chers". Et d’ajouter : "pour le circuit court, dans les fruits et légumes de saisons par exemple, produits à proximité, là où il n’y a pas d’intermédiaire les prix restent très compétitifs surtout lorsqu’on compare la qualité des produits".

Dans les prochains mois, les associations promettent de travailler à une amélioration de l’attractivité du secteur et de communiquer davantage sur les retombées économiques sociales et environnementales positives du bio. Selon le communiqué des Association, promesse est faite d’"améliorer l’accessibilité à une alimentation bio, en vrac et au circuit-court pour tous "

Le défi est de taille en temps de crise. Notons cette initiative parmi d’autres : la création d’un observatoire des prix dont une première publication est attendue mi-novembre, de quoi tenter d’objectiver les réelles différences entre les produits bio et les produits non bio.

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Sur le même sujet

Articles recommandés pour vous