Emploi

Le "Shift Shock" : ces salariés déçus par leur nouvel emploi

Le "Shift Shock" : ces salariés déçus par leur nouvel emploi.

© Igor Ustynskyy

Par RTBF avec AFP via

En pleine vague de Grande Démission aux Etats-Unis, une majorité de travailleurs estiment que leur nouvel emploi ou employeur ne correspond pas à leurs attentes. Ils sont déçus ou agréablement surpris. Un phénomène baptisé "Shift Shock".

Leur nouveau job ne satisfait pas 3/4 des "démissionnaires"

Depuis un an, les travailleurs sont nombreux à quitter leur emploi aux États-Unis. Ce phénomène, chiffré et médiatisé est connu sous l'appellation de Grande Démission ("The Great Resignation"). Il touche aujourd'hui plusieurs pays dans le monde et plusieurs secteurs d'emploi.

Ces salariés, partis pour de meilleures conditions de travail, un salaire plus élevé ou plus de reconnaissance professionnelle, sont-ils plus heureux dans leur nouvel emploi ? Pas si sûr à en croire un sondage mené par le moteur de recherche d'emploi TheMuse.com. Selon cette étude, 72% des travailleurs qui ont quitté leur poste pendant la pandémie estiment que leur nouvel emploi ou employeur n'ont pas répondu à leurs attentes.

Ce sentiment de décalage entre les attentes liées à un nouvel emploi et la réalité dans l'entreprise porte un nom : le "Shift Shock", comprendre le "Choc du changement".

Les jeunes attendent plus de leur employeur !

Parmi ces déçus, 40% attendront deux à six mois avant de chercher encore un autre emploi. La moitié aurait même l'intention de récupérer leur ancien emploi.

Pour Kathryn Minshew, cofondatrice et présidente de The Muse, le monde du travail subit un "changement générationnel impulsé par la génération Z".

"Ils sont plus susceptibles de croire que la relation employeur-employé doit être à double sens."

Les valeurs et les mentalités dans le monde du travail ont évolué depuis le début de la pandémie. Selon l'étude, 80% des répondants ont déclaré qu'il est acceptable de quitter un nouvel emploi avant six mois s'il ne correspond pas à leurs attentes. De plus, près de 4 jeunes Belges sur 10 ont déjà dit oui à un emploi alors qu’ils n’étaient pas complètement convaincus... Le marché de l'emploi est compliqué pour la génération Y et la Gen Z qui ne se retrouvent pas forcément dans les anciennes valeurs managériales.

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