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Nature & Découvertes

Le Swimrun, nager ou courir ? Les deux mon capitaine !

25 mai 2022 à 07:44 - mise à jour 25 mai 2022 à 07:44Temps de lecture3 min
Par Véronique Wese, Vincent Joséphy et Vedia

Le Swimrun, a été imaginé au début du siècle par quatre copains suédois, lors d’une soirée arrosée. Leur défi ? Relier deux îles sans moyen de transport ! Pari tenu : aujourd’hui, ce sport atypique est en vogue urbi et orbi. En Belgique, ce sport est reconnu par la Ligue francophone de triathlon depuis 2019.

La définition de la ligue belge de Swimrun est cristalline : "le Swimrun est une alternance de natation et de course à pied en autonomie pour le matériel. Il est toujours pratiqué à deux. Vous devez donc courir avec votre combinaison et nager avec vos chaussures ou au minimum les transporter."

"You swim ? You run ? Try Swimrun !"

@SwimRun Belgium

À la différence des triathlètes qui disposent d’aires de transition, les Swimrunners - eux - conservent leur tenue sur l’ensemble du parcours. Ils ont également la possibilité d’emporter du matériel (selon le règlement de chaque course : palmes, plaquettes de natation, tuba, flotteurs, corde…). Une option destinée à faciliter la natation, mais qui peut appesantir la course à pied.

Côté parcours, il existe différents formats et degrés de difficulté. Ils sont généralement ajustables selon le niveau, les envies et les objectifs de chaque coureur, avec un ratio nage/course à pied dépendant de la volonté de l’organisateur.

@SwimRun Belgium

Ce qu’on apprécie particulièrement ? Le Swimrun est une discipline développée dans le respect de la nature et de l’environnement. Un sport ludique qui tient à véhiculer ces valeurs et qui prône la solidarité. Car, si les Swimrunners évoluent en binômes (à l’exception des petites distances qui peuvent se pratiquer seul), ils se doivent de porter assistance à tout membre d’équipage en difficulté.

@SwimRun Belgium

Thomas Ghysel, vice-champion de Belgique nous confirme que "même s’il y a des exceptions pour les petites distances, le Swimrun se pratique en effet à deux, ce qui apporte à la fois de la difficulté et un côté fun puisqu’il induit que les deux coéquipiers doivent toujours rester ensemble. Et la difficulté majeure, c’est de trouver quelqu’un qui est à votre niveau, ou qui possède en tout cas un niveau suffisamment proche pour ne pas créer de trop grands écarts. C’est la raison pour laquelle certains duos s’attachent avec une corde afin de pouvoir tirer – ou se faire tirer par – son partenaire en fonction de ses forces et faiblesses. Il y a aussi dans cette proximité une question de sécurité, si l’un des membres de l’équipe faisait un malaise dans l’eau par exemple."

La Belgique a vu naître son premier Swimrun en 2017, son premier championnat en 2019Le duo namurois, Kevin Buffet et Thomas Ghysel a décroché le titre de champion de Belgique en 2019 et 2020. Kevin et Ghysel étaient vice-champions l’année dernière.

"Bien sûr, il n’est pas évident, en Belgique du moins, de s’entraîner en eaux libres, surtout avec le climat belge," souligne Thomas Ghysel. "Le Swimrun est un sport agréable à effectuer quand il fait bon, mais le fait qu’il pleuve n’est pas un problème, tant que l’eau n’est pas trop froide et/ou que vous êtes bien équipés. Courir et nager dans des endroits improbables, le tout en respectant la nature avec laquelle vous vous fondez, c’est juste un bonheur intégral !"

Calendrier des Swimruns organisés en Belgique en 2022

Envie de vous essayer au Swimrun ? 8 courses (réparties sur deux jours) sont organisées cet été par Ecoraceevent, un organisme qui regroupe différents types de course s’effectuant en équipe tout en respectant la nature (EcoSwimRun, EcoRunandBike) :

  • 16 juillet 2022 : EcoSwimRun du barrage de la Gileppe (9 – 19 – 37km)
  • 27 août 2022 : EcoSwimRun Belgium de Robertville (9 – 19 – 39km)

Toutes les infos pratiques et les inscriptions sur le site de EcoSwimRun

"On a la chance de pouvoir effectuer nos courses dans des cadres merveilleux et on tient à les préserver. Et donc à les respecter", nous dit Kevin Heeren, l’organisateur des épreuves.

Et pour tenter de faire connaître ce sport et d’attirer de nouveaux adeptes, les organisateurs proposent des séances d’initiation et d’entraînement au lac de Robertville. "C’est un sport qui nécessite certes des qualités physiques et techniques, notamment en ce qui concerne les entrées et sorties d’eau et la gestion du matériel, mais qui peut néanmoins attirer de nouveaux adeptes d’un sport convivial et rafraîchissant"Un sport proche de la nature et respectueux de l’environnement.

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