La Grande Forme

Le syndrome des ovaires polykystiques : des cycles irréguliers peuvent mettre la puce à l'oreille

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15 nov. 2021 à 15:51Temps de lecture2 min
Par Sophie Businaro

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est la maladie hormonale la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer. Il est dû à un dérèglement hormonal. Éléments d'information avec le Pr. Squifflet, chef de clinique du service de gynécologie aux Cliniques universitaires St-Luc.

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est, comme son nom l'indique, un syndrome donc une association de symptômes différents. C'est à l'échographie qu'on peut observer ces ovaires qui sont un peu plus gros avec de multiples petits kystes explique le Pr. Squifflet : "Dans la normalité, il y a un kyste qui grandit et qui va mener jusqu'à l'ovulation. Et dans le syndrome des ovaires polykystiques, il n'y a pas cette maturation d'un seul kyste mais bien un arrêt de la maturation et de multiples petits kystes."

La raison principale de consultation, c'est parce que les patientes ont des cycles irréguliers et ne sont pas réglées tous les mois une fois qu'elles ne sont plus sous pilule. C'est donc lors de l'arrêt d'une contraception et d'un éventuel désir de grossesse qu'on peut constater ce genre de chose. Un autre symptôme qui peut permettre de découvrir ces kystes, c'est que ces ovaires produisent un peu plus d'hormones mâles (testostérone), ce pourquoi ces patientes peuvent souffrir d'acné, d'hyperpilosité, de surcharge pondérale ou également d'alopécie (perte de cheveux).

Le SOPK touche environ 10% des femmes - c'est la première cause hormonale d'infertilité chez nous - mais les symptômes sont très variables d’une patiente à l’autre : la maladie peut se manifester de manière très légère, comme être très handicapante. "Toute absence de règles de 3 à 6 mois en dehors de toute prise de traitement hormonal doit faire évoquer le diagnostic potentiel d'une grossesse et si pas de grossesse, il faut bénéficier d'une consultation pur connaitre l'origine hormonale à cette absence de règles" souligne notre spécialiste.

Traiter le syndrome des ovaires polykystiques

Les causes sont multifactorielles. On ne connait pas encore bien les mécanismes physiopathologiques à l’origine du SOPK et ils ne peuvent certainement pas s’expliquer par une cause unique, mais par une succession de causes qui agissent dans un cercle vicieux.  

Traitement  

  • Dans le cadre d'un désir de grossesse et de problèmes d'infertilité : cela consiste en une stimulation des ovaires qui se fait en général dans un centre de procréation médicalement assistée. Il existe des solutions bien connues dans le cadre d'un désir de grossesse.
  • Dans le cadre d'une absence d'un désir de grossesse : il y a un suivi des conséquences médicales notamment au niveau du taux de sucre et de l'hypertension artérielle, ce qui est important à court et long-terme pour la santé des patientes.

Le Pr. Squifflet conclut sur une note positive : "Le syndrome ne doit pas être un problème en tant que tel, il existe des solutions même si certaines sont plus contraignantes que d'autres. Mais il est important de rester positif à ce sujet. Ce n'est pas parce qu'on vous diagnostique ce syndrome que vous n'aurez pas d'enfants. En Belgique, il ne faut pas attendre des mois ni des années, notre pays est assez avancé à ce sujet. C'est quelque chose de fréquent et ça nécessite un suivi mais rarement qqch qui mène à des complications importantes."

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