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On n'est pas des pigeons

Le vaccin contre le Papillomavirus : faut-il être pour ou contre ?

Vaccin contre le papillomavirus
16 mars 2022 à 16:39 - mise à jour 17 mars 2022 à 08:54Temps de lecture2 min
Par On n'est pas des pigeons

Il existe un vaccin qui permet de protéger et limiter le nombre de lésions précancéreuses dues au Papillomavirus. Un constat : la couverture vaccinale est plus importante en Flandre qu'en Wallonie et à Bruxelles.

Pourtant, chaque année en Belgique, environ 1000 nouveaux cas de cancer sont directement liés au HPV. Environ 80% de la population sexuellement active est en contact avec ce virus au cours de son existence. 90% l'éliminera spontanément mais qu'arrivera-t-il aux 10% restants ?

Le vaccin gratuit pour les garçons et les filles en deuxième secondaire depuis 2019

Infirmière inocule vaccin à une fillette.
Infirmière inocule vaccin à une fillette. Getty Images

Aurélie De Meyer, médecin et coordonnatrice du PSE (Promotion Santé Ecole du Brabant Wallon) ,précise que "dans 10% des cas, ce virus sera à l'origine de lésions plus sévères. Au stade bégnin, sous forme de verrues génitales. Mais cela peut aussi être à l'origine de lésions pré-cancéreuses, voire de cancers." Le plus fréquent est le cancer du col de l'utérus. Mais il n'est pas le seul, et il peut toucher aussi bien les hommes que les femmes et provoquer des cancers de la tête et du cou, de la vulve et du vagin ou du pénis, de l'anus et des verrues génitales.

La vaccination s'avère importante, à la fois pour les filles et les garçons. Recommandée chez les ados et les jeunes adultes, la vaccination précoce est la plus efficace, et idéalement avant le premier rapport sexuel, "de sorte de ne pas avoir déjà été contaminé par le virus", explique Aurélie De Meyer. D'ailleurs, "le vaccin ne sera pas remboursé au-delà de 18 ans."

"Les cancers que l'on découvre à partir de 30 ans sont des cancers qui étaient déjà là depuis des dizaines d'années", note Marc Arbyn, du Centre Cancer Sciensano, Université de Gand. "C'est pour cela que vacciner des femmes plus âgées n'est pas recommandé."

Un courant de méfiance

Human Papillomavirus Vaccine In Bottles With Syringe.
Human Papillomavirus Vaccine In Bottles With Syringe. © Tous droits réservés

Cela est confirmé par Aurélie De Meyer, médecin et coordonnatrice du PSE (Promotion Santé Ecole du Brabant Wallon. Le professeur Marc Arbyn, du Centre Cancer Sciensano, Université de Gand, parle de l'influence des Antivax qui estiment que "c'est dangereux, que ça rend les filles infertiles et que ça génère des maladies auto-immunes." Quant à lui, il accorde sa confiance au vaccin: il assure que "le vaccin est sûr et a un taux d'effets secondaires tout à fait acceptable."

Peu de recul, sur les effets à long terme du vaccin

Mais les résultats des premières études semblent prometteurs. "On a vu qu'en Suède et en Angleterre, les jeunes filles vaccinées avant 15 ans, ont, 15 ans plus tard, moins de cancers du col de l'utérus que les non vaccinées.", souligne le Professeur Arbyn.

Si l'on envisage de se faire vacciner à l'âge adulte, l'inoculation doit être réfléchie au cas par cas avec son médecin. Un dépistage par frottis cervical au moins tous les trois ans est fortement conseillé.


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