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Le "zéro déchet", c’est commencer par s’acheter une gourde

woman with classic dutch bike with reusable bags with a sustainable purchase on pink background

© Getty Images

Si la masse de nos emballages (papier, carton, plastique et verre) ainsi que leur traitement sont moins polluants que nos déplacements, la lutte contre le dérèglement climatique implique de tendre vers une consommation "zéro déchet". Mais qu’entend-on réellement par là ? Zéro déchet non recyclable ? Zéro déchet en plastique ? Zéro déchet papier ou carton ? Zéro emballage ?

Le saviez-vous ?

  • Il existe un continent de plastique dans le Pacifique grand comme trente fois la Belgique. Toutes les trois secondes, une tonne de plastique se déverse dans les océans.
  • On mangerait 5 grammes de plastique par semaine, soit le poids d’une carte de crédit.
  • 4 millions de tonnes de textiles finissent chaque année à la poubelle en Europe – or le textile est produit à partir de polyester.

Un Belge produit en moyenne 500 kilos de déchets ménagers par an, soit 0,15 tonnes en équivalent CO2. Nos achats en textile, en électroménager et en mobilier représentent une consommation bien plus élevée, à 1,5 tonnes.

Comment faire pour réduire notre empreinte carbone ?

Il faut appliquer la règle des 4R pour éviter le déchet à la source et non plus seulement au moment de s’en débarrasser, comme nous le propose Thomas Wansart, expert en empreinte carbone :

  • Réduire ses achats, en se posant la question du besoin
  • Réutiliser un maximum, en privilégiant le seconde main
  • Réparer plutôt que remplacer quand un objet, un vêtement ou un appareil ne fonctionne plus
  • Recycler

Ainsi, en achetant 2 pièces de chaque vêtement (chemise, t-shirt, jeans, chaussures…) au lieu de 5 pièces par an, notre empreinte carbone passe de 0,5 tonnes à 0,25 tonnes. En adoptant le seconde main, on passe évidemment à… 0 kg.

L’exemple de la gourde

 

Par exemple, si vous achetez une gourde, vous évitez la production de bouteilles en plastique et le transport de l’eau, généralement en camion. Si vous voulez boire quelque chose de sucré, vous achetez juste du sirop à votre goût et avec une bouteille de sirop, vous évitez à nouveau la production de 5 ou 6 bouteilles d’une autre boisson sucrée diluée dans l’eau.

Boire de l’eau en bouteille (1,5 litre par jour) génère environ 150 kg CO2, soit 0,15 t. Cet impact est principalement lié à l’emballage (70%), ensuite au transport (20%) et à la distribution (10%). Boire de l’eau du robinet réduit drastiquement cet impact puisque vous évitez à la fois la production de bouteille en plastique et le transport de l’eau.

 

Pour trouver plus de réponses, rendez-vous sur Auvio pour regarder notre émission "Y a pas de planète B".

Ensemble pour la planète, des contenus pour comprendre et agir, à retrouver sur RTBF. be et RTBF AUVIO !

 

Cet article a été rédigé avec l’aide de Thomas Wansart, expert en empreinte carbone et créateur de Neo-solutions.

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