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"L’entraide est partout, parce qu’elle fait du bien à tout le monde"

La compétition est souvent perçue comme une dynamique positive au sein de notre société. C’est un principe même du modèle capitaliste où règne la loi de la jungle : le fort écrase et mange le faible. Pourtant, dans le monde vivant, c’est bien l’entraide qui domine contrairement à ce que l’on pourrait imaginer.

"On s’est rendu compte qu’en fait l’entraide est présente absolument partout dans le vivant. Depuis toujours les espèces s’entraident entre elles, et il y a de l’entraide à l’intérieurement des espèces, explique Gauthier Chapelle, écrivain, ingénieur agronome et docteur en biologie. "L’entraide est partout, parce qu’elle fait du bien à tout le monde."

Cela repose en fait un peu sur un principe mathématique : la compétition, par définition, c’est négatif et négatif. "Les deux êtres en souffrent, même s’il y en a un qui peut gagner à la fin mais il va mettre une énergie supplémentaire. Alors que l’entraide et la symbiose c’est positif pour tout le monde."

L’entraide : le grand principe du vivant

Plus que la compétition, l’entraide est en réalité le grand principe du vivant. Et encore plus lors d’une crise ! "Pourquoi l’entraide augmente encore plus en temps de crise ? En fait, c’est quelque chose de très logique. Être en compétition, c’est dangereux. Et c’est encore plus dangereux en situation de pénurie, constate notre expert. Quand on est dans l’abondance, celui qui perd la compétition n’en meurt pas. Quand on est dans des situations de crise et de pénurie, celui qui perd la compétition risque vraiment beaucoup. Lentraide, par contre, c’est du gagnant-gagnant."

Et si l’entraide fait du bien, nous devons aussi la cultiver à l’heure de la crise climatique et des catastrophes globales. "On a bien vu lors des inondations que l’entraide faisait vraiment du bien, puisque les gens sont venus spontanément des quatre coins du pays et il n’a pas fallu leur demander. Ils sont venus aussi parce que ça leur faisait du bien d’aider. Et ça, ça souligne vraiment le côté cercle vertueux de l’entraide : c’est que l’entraide appelle l’entraide."

Réapprendre l’entraide, c’est vraiment la priorité numéro 1 par rapport à toutes les crises qui nous attendent.

La clé de l’entraide ? C’est la confiance mutuelle. "Quand les gens s’entraident, ils se font confiance. Plus les gens se font confiance et plus on peut globalement retrouver un niveau de confiance par rapport à notre capacité à nous entraider. Il ne faut pas oublier que l’être humain est quand même une des espèces championnes de l’entraide."

Selon Gauthier Chapelle, il est indispensable que les hommes reprennent conscience de leur capacité à s’entraider pour faire face à l’avenir et au changement climatique. "Je pense que réapprendre l’entraide, c’est vraiment la priorité numéro 1 par rapport à toutes les crises qui nous attendent. Et on sait qu’elles sont appelées à augmenter plutôt qu’à diminuer."

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