Les 70 ans de Jonathan Richman

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16 mai 2021 à 03:24Temps de lecture2 min
Par Laurent Rieppi

Son nom n’est peut-être pas connu du grand public. Par contre, chez les spécialistes du rock, il est considéré avec le plus grand des respects... Notamment pour avoir été l’un des acteurs, à son insu, de la création du punk avec son groupe les "Modern Lovers" dans le début des 70s.

Bref aperçu d’une carrière atypique et d'un personnage attachant, influent et intègre.

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Tout commence par une démo enregistrée en septembre 1971 et avril 1972 sous la direction artistique John Cale ex-membre du Velvet Underground.

Le groupe est alors composé de Jonathan Richman à la guitare et au chant, Jerry Harrison (futur Talking Heads) à la basse et aux claviers, Ernie Brooks à la basse et David Robinson (futur The Cars) à la batterie.

L’histoire de cette formation des Modern Lovers est de courte durée, début 74 le groupe se sépare et, un an plus tard, Richman signe un contrat dans le cadre d’une carrière solo.

C’est ainsi que deux albums sortent à trois mois d’intervalle : The Modern Lovers, soit les démos de 71 et 72 avec l’ancien line-up et Jonathan Richman & The Modern Lovers, soit des sessions beaucoup plus récentes d’autres titres enregistrés avec un nouveau backing band.

 

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Une influence pour les punks

En 1976, c’est surtout l’album comprenant les anciennes démos qui marque les esprits et notamment la scène punk en pleine formation. Les Sex Pistols reprennent notamment sur scène "Roadrunner", repris ensuite par Joan Jett. Le titre "Pablo Picasso", extrait également de ce premier album, sera ensuite repris par Iggy Pop, John Cale ou encore David Bowie. Brian Eno, lui, évoque Richman dans le texte de son deuxième album solo.

Egyptian Reggae

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Si Richman ne sera jamais un habitué des "hit singles", en 1978 il sort ce qui s’en rapproche le plus avec le minimaliste "Egyptian Reggae", adaptation du "None Shall Escape the Judgment" du chanteur jamaïquain Earl Zero.

Sans les Modern Lovers

Après avoir proposé dans la fin des années 70 et le courant des années 80 différentes formules de ses "Modern Lovers", Richman se lance officiellement en solo dans la fin des années 80 avec l’album Jonathan Richman.

De ces débuts en solo, l’album I, Jonathan, sorti en 1992, est l’un des plus illustres représentants. Une production sur laquelle il revient notamment sur l’influence du Velvet Underground sur sa musique.  Un groupe dont il a fait partie de l’entourage proche à l'époque, allant même jusqu’à régulièrement dormir dans le canapé du manager de la formation après les concerts.

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Des années 90 à aujourd’hui

Après avoir notamment travaillé avec le regretté Ric Ocasek des Cars en 1998 pour l’album I’m So Confused, il signe, la même année, la BO du film "Mary à tout prix" mettant en scène Cameron Diaz, dans lequel il incarne un chanteur de rue.

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L'artiste continue aujourd’hui de sortir régulièrement, sur des petits labels, de nouveaux albums et tourne activement. C’est notamment un habitué de l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Sur scène, souvent en formule duo, guitare/batterie, il privilégie l’échange avec le public, ses concerts se transformant en mélange de prestation musicale et de petits sketchs humoristiques.

Jonathan Richman sort aujourd'hui régulièrement des titres chantés en anglais, bien entendu, mais aussi en espagnol, en français et en italien.

 

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