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Les agences de paris en justice contre le nouveau dispositif d’identification des joueurs

© BELGA/VIDAL

17 oct. 2022 à 17:27Temps de lecture1 min
Par Belga, édité par Théa Jacquet

Les agences de paris déposeront mardi, devant le tribunal de première instance de Namur, une action en référé contre l’Etat belge visant à faire constater ce qu’elles qualifient d'"illégalités", ont-elles indiqué lundi dans un communiqué. Le secteur dénonce les nouvelles obligations en matière d’identification des joueurs, ce qui pèserait lourdement sur son chiffre d’affaires.

Depuis le 1er octobre 2022, toute personne désirant parier dans une agence doit présenter une pièce d’identité (pour empêcher l’accès aux paris aux interdits de jeu), être prise en photo et signer un registre à chaque passage, déplore l’Union professionnelle des agences de paris. L’ensemble des données fournies est conservé pour 10 ans, ajoute-t-on.

Le système "décourage de nombreux parieurs" qui vont dès lors "jouer en libraire (où aucun contrôle EPIS n’est appliqué) ou en ligne, souvent sur des sites illégaux", affirme la fédération sectorielle. Celle-ci avance une perte de chiffre d’affaires "de quelque 25% dans le chef des indépendants qui gèrent les agences", sur base de "premiers retours".

"Après de nombreuses et vaines tentatives auprès du ministre de la Justice pour dénoncer la disproportionnalité de ce système, déjà dénoncée par l’Autorité de la protection de données, mais surtout les violations flagrantes du RGPD", le secteur a décidé de se tourner vers la justice.

"L’objectif de protection des joueurs aurait pu être atteint par un système mieux réfléchi et nettement moins intrusif, qui n’aurait pas mis en péril la vie privée de la majorité de joueurs qui ne sont pas sujets à l’addiction", conclut l’Union.

Le bras de fer entre le ministre et les agences de paris dure depuis plusieurs mois. Ces dernières reprochent au libéral de passer outre les décisions rendues en leur sens par la Cour constitutionnelle et l’Autorité de protection des données. Une attitude qui aurait pour conséquence de favoriser la Loterie Nationale qui n’est pas soumise aux mêmes obligations, selon les agences. Van Quickenborne a lui-même reconnu que la situation n’était pas idéale et que des solutions alternatives, notamment électroniques, étaient à l’étude.

Sur le même thème : Extrait Déclic (15/09/2022)

L'invité actu : Olivier Bailly

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