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C'est pas fini

Les Barakis… une valeur sure ? : la petite humeur du jour de Patrick Weber

Extrait de C 'est pas fini

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04 juin 2022 à 14:00Temps de lecture3 min
Par Marianne Virlée

Depuis son arrivée à l’automne dernier, Baraki a bousculé le petit écran belge. Par son caractère déjanté mais également par ses audiences et sa façon d’être consommée. La série belge, qui raconte les aventures de la famille Berthet, a été diffusée en “digital first”. Deux semaines avant sa diffusion sur Tipik, elle était déjà disponible sur Auvio. Une stratégie qui s’est avérée payante pour la RTBF. Alors que les audiences télévisuelles de Baraki ont chuté, passant de 140.000 téléspectateurs la première semaine à moins de 100.000 les semaines suivantes, les vues engendrées sur la plateforme de la RTBF, elles, ont explosé.

Décryptage dans la séquence "la petite humeur du jour de Patrick Weber" dans C’est pas fini sur VivaCité.

Et apparemment, cette effervescence n’a pas lieu que sur la plateforme du service public. Arrivée le 7 mai dernier sur Netflix (Benelux et France), Baraki fait également des ravages. Ecoutez Patrick Weber au micro de C’est pas fini.

Depuis plusieurs semaines, elle occupe le top 10 des séries les plus regardées de la plateforme de streaming. De quoi réjouir Julien Vargas, qui a créé la série avec son ami Peter Ninane. “On est ravis et surpris. On ne s’attendait pas à ce succès puisque la série avait déjà été diffusée sur la RTBF et que beaucoup de gens avaient donc déjà pu la voir”, déclare l’homme qui interprète également le personnage principal, Yvan Lejeune, de la série décalée.

Ce succès sur la plateforme, Julien Vargas l’explique par le côté “exotique” de Baraki . “ C’est une série qui ne ressemble pas aux autres. On y retrouve des personnages qu’on ne voit pas souvent à la télévision. Ce ne sont pas des gens spécialement plus beaux ou plus forts ou plus intelligents. Ce sont des gens de la vraie vie. Il n’y a pas beaucoup de séries de ce genre en France actuellement ”, explique-t-il avant d’ajouter que la bonne humeur véhiculée par Baraki est également une valeur ajoutée.

Un titre “intraduisible”

La série n’était pourtant pas des plus exportables sur papier. “ On sait que le format de 26 minutes n’est pas celui qui s’exporte le mieux parce que le pitch n’attire pas forcément dès le début. Il faut faire en sorte que le public s’attache aux personnages ”, explique Julien Vargas.

Pour le public français, ce n’est cependant pas toujours simple. Il y a beaucoup de mots wallons et d’expressions belges. On a beaucoup de retours de gens qui nous disent qu’ils ne comprennent pas tout dans les dialogues. Je pense donc que certains activent les sous-titres en français pour comprendre . Je suis même tombé sur un article français qui disait que le titre Baraki était intraduisible (rires) . En France, on dirait plutôt ‘cassos’, ‘kéké’ ou ‘beauf’. Pour les anglophones, le titre a été traduit en ‘chav’, qui est un mélange entre racaille et baraki.

La barrière de la langue n’a en tout cas pas empêché la série de recevoir un accueil favorable chez nos voisins. “ On en est fiers ”, conclut son créateur, qui entamera le tournage de la saison 2 d’ici quelques mois.

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