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Les Bobines du Cinéma : Mara Taquin, actrice hors norme

© Cyprien Mechanik

27 mars 2022 à 09:22Temps de lecture12 min
Par Elli Mastorou pour Les Grenades

Elles tournent, jouent, montent. Elles font, regardent, racontent. Elles sont dans la fiction, le documentaire, l’animation. On les croise en festivals, en plateau ou dans leur bureau. Tous les 15 jours, dans la série Les Bobines du Cinéma, Les Grenades tirent le portrait d’une professionnelle de l’audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Un entretien en profondeur, pour découvrir une personnalité, une passion, un métier – mais aussi pour aborder le cinéma sous l’angle du genre, et réfléchir collectivement à plus d’inclusivité. Pour ce troisième épisode, on a rencontré Mara Taquin, comédienne aussi prometteuse qu’engagée.

En collaboration avec Elles Font Des Films.


FICHE TECHNIQUE

Nom : Taquin

Prénom : Mara (elle)

Date et lieu de naissance : 19/10/1997, Bruxelles

Profession : actrice

Formation : autodidacte

Filmographie : ‘Créature’ de Camille Mol (court), ‘Ennemi Public’ (série), ‘Hors Normes’ d’Éric Toledano et Olivier Nakache, ‘Le Mensonge’ (série), ‘After Blue’ de Bertrand Mandico…

Femmes inspirantes : Alice Guy ("La première meuf qui a fait de la fiction au cinéma : j’ai pété un câble en réalisant que je ne la connaissais pas !"), Céline Sallette ("Découverte dans ‘Géronimo’ de Tony Gatlif, une des premières actrices qui m'a marquée par ce qu’elle dégageait"), Assa Traoré ("Pour le boulot qu'elle fait : c'est quelqu'un que je trouve ultra fort."), Adèle Haenel ("Parce qu'elle ose prendre position, et sortir des schémas classiques de ce qu'on attend d'elle.")


Partie 1 – "Tout ça est arrivé un peu par hasard"

Nouvel épisode des Bobines du cinéma égale désormais nouvelle rencontre dans un café bruxellois. Le regard vif et le débit accéléré de Mara, on les a croisés ici et là, sur le petit et grand écran dans des films et des séries, mais dans la rue aussi : l’an dernier, au pic du second confinement, quand la culture étouffait, nous faisions partie de celles et ceux qui battaient régulièrement le pavé devant la tribune de la Monnaie Occupée.

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Un pied dans la rue et l’autre sur les plateaux, du haut de ses 24 ans, Mara embrasse une carrière d’actrice prometteuse. Pourtant, "ce n'est que depuis très récemment que je me dis que c'est possible d'en faire mon métier", commence-t-elle pendant qu’elle tasse sa clope entre ses doigts. "Depuis que je choisis mes films, je me rends compte que j'aime ça. Parce que tout ça, au départ, c'est arrivé un peu par hasard…"

Flash-back : fin 2014, Mara est une jeune étudiante qui s’ennuie dans un cursus scolaire un peu trop ‘tradi’. Alors à côté, elle suit des cours de théâtre à l’Académie. C’est devant l’école ‘normale’ pourtant qu’elle va se faire repérer, lors d’un casting sauvage. "C'est Camille Mol, qui préparait son film de fin d'études, ‘Créatures’, à l'IAD : elle est passée devant mon école et m'a proposé de passer un casting, et j'ai dit oui."

© Cyprien Mechanik

C’est comme ça que Mara fait sa première expérience de cinéma à 17 ans – elle s’en souvient car elle a soufflé ses 18 bougies sur le tournage. Depuis, elle a tourné dans plus de 30 œuvres, courts et longs-métrages, ou séries. "Au fur et à mesure des tournages et des rencontres, tu te crées une famille, qui a envie de te revoir. Il y a eu ‘Dispersion’ de Nikita Trocki, la série ‘Ennemi Public’... Et puis j'ai eu un rôle dans 'Hors Normes' ce qui a pas mal aidé !"

Tourner avec les réalisateurs de ‘Intouchables’ dans un film avec Vincent Cassel et Reda Kateb, c’est sûr que ça aide : même si elle y a un rôle discret, ce genre de grosse production a apporté à Mara de la visibilité, un agent, et son premier passage au Festival de Cannes.

Mais même si elle mesure sa chance, la comédienne regarde tout ça d’un œil lucide : "Si on ne me connait pas, personne sait que j'ai joué dans ‘Hors Normes’ (rires) ! J’ai quoi, dix secondes dedans ? Mais j'ai l'impression que les gens sont fort attachés à cette idée de la renommée. Tant mieux pour moi hein, mais je trouve ça drôle. Pareil pour Cannes, je ne sous-estime pas du tout la chance que j’ai eue d’y être, mais comment dire, c’est même pas le 1% de ce qui me fait kiffer dans ce métier ? En revanche, à côté, j'ai appris énormément sur ce tournage. Vu que je n'ai pas fait d'école de théâtre, quand je fais ce genre de films, même quand je ne joue pas, je reste sur le plateau, je regarde comment ça se passe, parce que du coup j'apprends auprès des plus grands. C'est ma masterclass à moi !"

François Hollande versus Coralie de Plus Belle La Vie

Tourner dans ce qu’on appelle souvent dans le milieu des ‘grosses machines’, en plus d’être une formation accélérée, a permis à Mara de démystifier certains aspects : "Ce qui est cool avec ce genre de films conséquents, c'est que tu désacralises vachement les stars. Ça devient juste mes collègues : des êtres humains qui sont là pour travailler. On n’est pas là pour devenir potes, et si on le devient, c'est parce qu’on se rencontre, qu’on a un échange, qu’on parle de choses qui nous animent. Sinon en soi, je m'en fous de rencontrer ces gens."

Pourtant personne, même Mara, n'est à l’abri d’être ébloui·e : "Petite anecdote, l’avant-première française de ‘Hors Normes’, c’était un gros événement : il y avait François Hollande, Omar Sy, plein de célébrités …et moi j'ai pété un câble parce qu'il y avait Coralie de ‘Plus Belle La Vie’ ! Il faut dire que je suis une grande fan de cette série, c'est en rapport avec mon enfance, c’est ma Madeleine de Proust à moi. Donc ça m'a fait beaucoup plus d'émotions de la voir elle, que de rencontrer François Hollande : j'étais là 'Oh mon Dieu, Y A CORALIE !'" On veut savoir si elle est allée lui parler, et Mara pouffe dans sa tasse de café : "Non, j’ai pas osé (rires)".

Hormis Coralie donc, on sent la comédienne quand même assez détachée de ce rapport à célébrité. Peut-être parce que, loin d’être une enfant de la balle, rien de particulier ne la destinait à faire ce métier : "Personne dans ma famille ne vient du cinéma, et quand j'ai débarqué, je pensais que tout le monde avait le même parcours que moi !", rigole celle qui confie avoir vaguement pensé à un métier manuel ou encore éduc spé, si le cinéma ne l’avait pas happée.

"C'est l'héritage culturel, économique, social autour de toi qui veut ça. Quand t'es enfant de boucher, peut-être que t'as envie de suivre cette voie aussi. Mais du coup, si tu ne viens pas du cinéma, comment tu peux envisager ça ? Je connais des jeunes qui sont hyper forts de leurs mains, qui ont un rapport à la musique, à l'image... Mais vu que le milieu du cinéma est peu accessible dans l'imaginaire commun, jamais ça ne leur viendrait à l'esprit d’être cadreur, ingé son, machino, ou électro. On ne dit pas aux jeunes que ce sont des métiers auxquels ils pourraient avoir accès", raconte-t-elle, consciente des enjeux de classe auxquels renvoie le cinéma : "Le problème avec le milieu artistique, c'est que si on n'a pas d'argent, c'est dur d'avoir l'espace et le temps pour le faire. Au début, je faisais six heures d’aller-retour en bus à 10 euros la place, pour 15 minutes de casting à Paris. Si tu ne peux pas te le permettre, tu ne le fais pas. C’est pour ça que c’est encore un milieu privilégié."

Si aujourd’hui elle peut se targuer d’une stabilité financière certes toute relative – elle n’a pas encore le statut d’artiste et les grosses sommes qui arrivent parfois sur son compte sont censées la faire tenir plusieurs mois – Mara ne s’inquiète pas. Indépendante depuis ses 18 ans, elle est bien entourée par une famille qui a toujours eu confiance en son autonomie.

"Si, à un moment, il faut que je bosse dans un bar, je le ferai. J'ai pas peur du vide. Donc bien sûr j'ai envie de continuer à faire ce métier, mais si ça ne marche pas, je saurai me relever." On lui demande si elle a le sentiment d’être une ‘outsider’ ; Mara-la-débrouille roule une autre clope entre ses doigts : "Complètement. Mais ça me va ! Quand je rentre à la maison et que je vais boire des verres avec mes potes, on parle deux minutes de mes projets, je leur pose des questions sur les leurs… et puis on change de sujet (rires) !"

© Cyprien Mechanik

Partie 2 - "Ras-le-cul d’être polie"

Elle n’a peut-être pas encore le statut, mais aujourd’hui Mara est une artiste accomplie. Sur son Instagram, à côté des images floues de soirées entre amis, il y a aussi maintenant des tapis rouges, des photos d’avant-premières, ou des moments de tournage – comme celui de ‘La Syndicaliste’ de Jean-Paul Salomé avec Isabelle Huppert, d’où Mara est revenue récemment.

"Y a des gens qui font un métier toute leur vie, moi j'ai la chance de changer de métier tous les mois. C’est ce qui me parle le plus dans ce métier : apprendre des trucs. L'espagnol, le basket… me plonger dans plein d'univers différents." Et ce qui lui parle le moins ? "Je trouve qu'on manque parfois d'empathie dans ce qu'on demande aux acteurs. On est aussi des technicien·nes. Et trop souvent c'est comme si c'était dû. On arrive parfois en casting et on nous demande de livrer des choses de nous-mêmes qui sont de l'ordre de l'intime... alors qu'on est même pas sûr·e d'avoir le rôle ! Quand tu me poses des questions sur mon intimité pour savoir si ça correspond à ton personnage, ça me coûte de te partager ça." Des propos qui résonnent avec ceux de Paloma Garcia Martens, coordinatrice d’intimité qu’on a rencontrée dans l’épisode précédent des Bobines, à propos du jeu d’acteur et des limites de chacun.

Compétition, féminisme et sororité

Mais à côté, elle a les yeux qui brillent quand elle évoque un autre aspect qu’elle préfère dans son métier : celui d’avancer bien entourée. "J’aime le fait de rencontrer une nouvelle génération de réalisatrices, découvrir des nouveaux univers... c'est aussi comme ça que je me suis créé des gens avec qui j'aime travailler." Une nouvelle génération de cinéastes et d’acteur·ices, qui apportent un regard frais sur le métier.

C’est d’ailleurs sur le tournage d’un de ceux-ci, ‘Romy’ d’Ilya Jacob et Marie McCourt, que Mara fait la rencontre d’une autre comédienne, nommée Salomé Dewaels. Vue dans ‘Les Premiers les Derniers’ de Bouli Lanners, cette dernière a été récemment nommée aux Césars pour ‘Illusions Perdues’. Les deux jeunes femmes deviennent très vite inséparables.

Quand elle réussit, je réussis aussi. On réussit toutes

Passant souvent les mêmes castings, Mara et Salomé sont confrontées aux mêmes aspects du métier. "À un moment, avec Salomé, on devait faire une scène ensemble pour une série, et une des phrases du texte c'était 'T'as tes règles ou quoi ?’ : 'on a dit ben non, ça on ne dira pas'. C'est important d'avoir des allié·es avec qui réfléchir ensemble à comment aborder ce métier de façon nouvelle."

Notamment sur les questions de compétition et de sororité : "On nous demande souvent si c'est pas trop dur d'être en compétition avec sa meilleure amie. Mais Salomé et moi, on ne s'est jamais senties en compétition. Parce qu'on a compris que ça ne tenait pas à nous. Alors chaque fois qu'on passe le même casting, on s'appelle pour s’encourager : ‘Si c'est pas pour moi, c'est pour toi !’ Par exemple, le casting pour 'Illusions Perdues', je l'avais passé aussi : c'est Salomé qui l'a eu, et quand j'ai appris qu'elle était nommée aux Césars, j'ai pleuré de joie ! Quand elle réussit, je réussis aussi. On réussit toutes."

"Le féminisme pour moi c’est une notion en constante évolution"

Sans surprises, le féminisme est une valeur fondamentale pour la comédienne : "Pour moi le féminisme est en mouvement perpétuel - c’est une notion qui évolue constamment. Mais je me considère féministe parce qu'en fait… ras-le-cul d'être polie (rires) ! Ça fait des générations qu'on demande aux femmes de l'être, et ça suffit. J'ai la chance d'avoir une mère très féministe, qui m'a ouvert la voie et donné l'autorisation d'ouvrir ma gueule."

Concrètement, quand le métier de comédienne implique de dépendre parfois du regard masculin, comment on fait pour être féministe dans son boulot au quotidien ? "C'est faire des choix. C'est se positionner. C'est refuser des choses, parfois. Dire non à des scénarios. Ou proposer une autre lecture d’un rôle féminin. Quand on joue, c’est tenter de rendre le personnage plus complexe. C'est aussi utiliser la renommée qu’on peut avoir pour faire circuler des noms auxquels les gens n'auraient pas pensé. C'est parler aussi, comme on fait là en interview. Ouvrir sa gueule dans les médias, et assumer ça."

C’est parfois aussi simplement refuser de s’épiler sous les bras. "Je préviens : si c'est pas nécessaire pour le rôle, que ça ne raconte rien en plus ou en moins, je ne le fais pas. Qu'est-ce qu'on raconte avec ça ? C'est dur parfois d’assumer, mais n’oublions pas qu’un mec n’aura jamais à batailler pour ça." Difficile aussi quand on risque d'être grillée pour des rôles futurs, non ? "Honnêtement, parfois ça me fait flipper, mais au fond, si des gens ne veulent pas bosser avec moi à cause de ça, c'est qu'on n'a rien à faire ensemble de base." Avoir une réputation qui te précède, ça aide aussi à faire le tri : "Maintenant on m’appelle en connaissance de cause, et je travaille avec des gens qui m'intéressent aussi politiquement."

Mais éviter de travailler avec des gens problématiques, ça implique d’être au courant, et on ne l’est pas toujours avant. Mara en a fait l’expérience très récemment avec la sortie du film ‘Rien à Foutre’ d’Emmanuel Marre et Julie Lecoustre, dans lequel elle a un rôle secondaire. La sortie du film a été bousculée par des accusations d’agressions sexuelles à l’endroit d’Arthur Egloff, un des acteurs du film.

La réaction de Mara est sans appel : "Je tiens à apporter mon soutien total et mon respect aux personnes qui ont pris la parole. Je les remercie d'avoir eu cette force. C’est important que quelque chose comme ça se passe. Évidemment, si on savait, ce ne serait pas arrivé, et je trouve la réaction de l’équipe plutôt saine, dans sa façon d’accueillir cette parole et de se remettre en question. De mon côté le tournage s’est bien passé (elle n’a pas de scènes avec le comédien incriminé, NDLR), et j’envoie mon soutien à Julie et au reste de la production. Mais je regrette de constater qu'encore une fois, les conneries des hommes empiètent sur la santé mentale des femmes et des minorités de genre. Encore une fois, ce sont les victimes qui ont dû prendre la parole, et se mettre en danger."

Dans ‘Rien à Foutre’, Mara incarne Mélissa, la petite sœur de Cassandre, le rôle principal du film incarné par Adèle Exarchopoulos. Avec leur spontanéité et leur gouaille similaires, on croit facilement au lien de parenté entre ces deux-là. Au début, elle confie que les cinéastes avaient pensé à elle pour incarner Cassandre avant de changer d’avis. "J'aime bien les seconds rôles s'ils portent le propos et s'ils ont du sens. Et en plus, c'est pas un rôle pour lequel on m'aurait appelée : c’est vrai qu'à la base, je me sentais plus proche de Cassandre, avec son côté un peu rebelle. Mais en fait ce rôle à contre-emploi, plus intérieur, moins extraverti, je suis contente aussi d'incarner ça." Rien à foutre d’être en haut de l’affiche : l’important pour Mara, c’est l’histoire qu’on raconte, et pourquoi.

Mon rêve, c'est de créer une nouvelle dynamique d'imaginaires communs, des nouvelles représentations des femmes, des personnes non-binaires, non-blanches dans les films

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Partie 3 - "Un film comme un train en marche"

Une heure plus tard, il est bientôt heure de se quitter. On sait qu’on la reverra bientôt, sur le pavé ou sur l’écran du ciné : début juin sortira ‘La Ruche’ de Christophe Hermans avec Ludivine Sagnier, où elle joue la sœur d’une autre jeune actrice belge qui monte, Sophie Breyer.

Viendra ensuite ‘La Bête dans la jungle’ de Patric Chiha, où elle joue aux côtés de Béatrice Dalle – on les voit bien ensemble aussi, vu leur énergie. A côté, elle s’épanouit tout autant dans des films d’auteur indépendants - "pirates" dira Mara – comme ‘Astro’ du réalisateur non-binaire Lisa Lapierre, tourné "sans l’autorisation de personne, à l’arrache".

Un pied dans le ‘mainstream’ et un pied dans la radicalité, Mara continue de rêver : "Mon rêve, c'est de créer une nouvelle dynamique d'imaginaires communs, des nouvelles représentations des femmes, des personnes non-binaires, non-blanches dans les films... D'avoir beaucoup plus d'inclusivité, des films qui reflètent la réalité de la vie, parce que c'est pas encore le cas... Y a beaucoup de gens doués qui savent le faire pourtant, et qui ne sont pas mis en avant."

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Avant de se quitter, comme d’habitude, on lui demande un film ou une série qu’elle voudrait recommander. "Le documentaire ‘Soy Libre’ de Laure Portier, que j’ai trouvé vraiment super, ça aide à sortir des clichés sur les jeunes dits 'compliqués'." Sortie prévue dans les salles belges : le 4 mai.

"Un autre film récent qui m’a fort marquée, c’est ‘Julie en 12 chapitres’", le film de Joachim Trier sorti fin 2021, et actuellement disponible en VOD. "Je vivais une rupture à ce moment-là, et en sortant du film je me suis dit : merci, ça m'a vraiment aidée dans ce deuil de la séparation. J'aime bien les films qui te donnent l’impression de prendre un train en marche, quand on sent qu'il y a une histoire avant le début du film, et qu'elle continuera après."

On a un peu la même impression en quittant Mara : celle d’avoir fait un bout de voyage à bord d’un train filant à toute vitesse, et qu’on regarde passer une fois descendus sur le quai. On ne sait pas où va ce train, mais on sait qu’il ira loin.


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