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Santé & Bien-être

Les bonnes résolutions du nouvel an n’ont pas été impactées par le Covid-19 dans les salles de sport et de fitness

22 janv. 2022 à 15:18Temps de lecture3 min
Par Anthony Roberfroid

Arrêter de fumer, limiter sa consommation d’alcool ou encore manger plus sainement, de nombreux Belges prennent de bonnes résolutions pour leur santé durant les fêtes de fin d’année. Et parmi celles-ci, on retrouve souvent la reprise d’une activité sportive.

Les salles de sport et de fitness connaissent habituellement une hausse des inscriptions durant le mois de janvier et malgré la pandémie, "l’effet bonne résolution" a la dent dure.

"Nous avons le même pic que lors des années normales, avant la crise sanitaire", se réjouit Guillaume Erpicum, porte-parole Wallonie-Bruxelles de Fitness.be, l’Union professionnelle des salles de fitness. "Le pic habituel montre une augmentation de 30% des nouvelles inscriptions durant le mois de janvier et c’est aussi le cas cette année dans la plupart des salles", détaille le porte-parole.

Une fréquentation toujours plus faible qu’avant le Covid

Ce pic d’inscription ramène donc davantage de personnes dans les clubs en ce début d’année. Mais le secteur est toujours touché par la crise sanitaire : "Les effets du Covid se font toujours ressentir. Nous avons bien ce pic d’inscription mais proportionnellement, la fréquentation des salles durant la crise a diminué de 30% par rapport à une année normale. Les courbes des inscriptions suivent donc le même schéma qu’accoutumé mais notre fréquentation reste toujours plus basse que ce qui se faisait habituellement".

Néanmoins, certaines salles ont réussi à retrouver leur fréquentation d’avant la crise : "Au début de la crise sanitaire, nous estimions qu’il aurait fallu attendre trois à quatre années avant de retrouver notre fréquentation normale", détaille Jordan Rolans, managers des salles de fitness liégeoise Life Style Fitness. "Finalement, il n’aura fallu que 6 mois", ajoute-t-il.

La crise sanitaire affecte les nouvelles inscriptions

Que la fréquentation soit revenue à la normale ou non, la crise du coronavirus a en tout cas un effet sur le public se rendant dans les salles de sport : "Les moins accros à la pratique sportive sont moins nombreux" explique Guillaume Erpicum. "Ce sont surtout les habitués qui ont augmenté leur fréquentation".

Il y a donc moins de nouveaux clients qu’habituellement et ces derniers sont aussi plus prudents quant à la durée de leur abonnement fraîchement souscrit : "Les nouveaux clients prennent des abonnements plus courts. On sent qu’ils sont incertains face à la crise et ils ne préfèrent pas prendre le risque de s’engager sur une longue période par crainte d’une fermeture future" remarque le porte-parole de Fitness.be.

Les habitués viennent plus qu’auparavant

Du côté des habitués, le secteur ne constate pas une baisse de la durée des abonnements. Ce public reste fidèle aux salles et a même tendance à s’y rendre plus souvent qu’auparavant : "La prise de conscience face au virus a été un facteur déterminant. Nos habitués ont intégré que faire de l’exercice permet d’être en meilleure santé et donc d’avoir moins de facteurs de risque, moins de comorbidités face à la maladie. Ceux qui avaient un abonnement sont donc plus assidus et c’est un bon signe pour le secteur", note Guillaume Erpicum.

Les incertitudes persistent

Le secteur des salles de sport et de fitness estime que la fréquentation des salles devrait être meilleure en 2022 par rapport à 2021 mais certains doutes persistent : "Les prochaines semaines seront une période charnière" précise le porte-parole de Fitness.be. "Les quatre à six premières semaines sont les plus dures, les abandons ont souvent lieu après 3 semaines souvent même si ça dépend des centres et de la philosophie".

Les salles ne peuvent donc pas encore tirer de conclusion pour le reste de l’année mais la crainte que le grand nombre de quarantaines induites par la propagation du variant Omicron n’affecte les nouveaux clients est bien réelle : "Il est possible que certains soient découragés et qu’on n’ait pas le même pouvoir de rétention du public que les autres années", conclut Guillaume Erpicum.

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