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Les chanteurs virtuels peuvent s’inscrire au Conservatoire de musique de Shangaï

La chanteuse virtuelle Luya est l’une des nouvelles élèves du Conservatoire de musique de Shanghai.

© Photographie iFLYTEK / Twitter©

10 sept. 2022 à 08:51Temps de lecture2 min
Par AFP Caroline Drzewinski

En Asie, les idoles virtuelles sont des chanteuses comme les autres. A tel point que certaines comme Luya s’inscrivent dans des écoles de musique pour perfectionner leurs compétences. La preuve que ces pop stars futuristes sont là pour rester.

Cette année, le Conservatoire de musique de Shanghai accueille un nouvel élève d’un genre nouveau. Il s’agit de Luya, une chanteuse virtuelle à l’apparence juvénile et aux cheveux roses. Elle sort tout droit des studios de l’entreprise chinoise iFlytek, spécialisée dans l’intelligence artificielle.

Luya fait partie de ces robots-musiciens qui connaissent un véritable succès en Asie, en particulier en Chine et au Japon, où ils ont réussi à se constituer de grandes communautés de fans. Citons en exemple Apoki, Amy, le girls band K/DA ou encore Saejin, une idole virtuelle qui évolue aux côtés de "vrais" chanteurs dans le groupe Superkind.

La carrière de Luya en est encore à ses débuts. C’est pourquoi elle a décidé de suivre un cursus au sein du département d’ingénierie musicale du conservatoire de musique de Shanghai. Une démarche étonnante étant donné que cette artiste n’est, en réalité, qu’un enchevêtrement d’algorithmes et de lignes de code.

Mais si l’on en croit iFlytek, les intentions de Luya sont des plus louables. "Elle espère recevoir une formation plus professionnelle au Conservatoire de musique de Shanghai pour mieux travailler dans l’industrie musicale, composer des chansons plus agréables et explorer de nouvelles possibilités dans le domaine de la musique", a déclaré la société au South Morning China Post.

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Dans cette optique, Luya a également rejoint le programme de recherche et de développement pour la création musicale assistée par l’intelligence artificielle du conservatoire. "Elle explorera différents styles de musique et créera de nouvelles méthodes de composition musicale en intégrant l’intelligence artificielle", a expliqué Yu Yang, l’un des professeurs du département, au quotidien chinois.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce n’est pas la première fois que le Conservatoire de musique de Shanghai admet un élève qui n’est pas fait de chair et d’os. Xiaoice, le programme d’intelligence artificielle conversationnelle de Microsoft, y a suivi des cours. Selon les dires de ses enseignants, il aurait été un étudiant assidu dont les interventions étaient très appréciées par ses camarades. Cela explique, sans doute, pourquoi le bot est sorti diplômé de l’établissement en 2020.

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