Belgique

"Les chômeurs de longue durée, c’est notre grand défi à Bruxelles" selon Cristina Amboldi, directrice d’Actiris

Cristina Amboldi, directrice d’Actiris
03 juin 2022 à 07:12Temps de lecture1 min
Par Alain Lechien avec Thomas Gadisseux

L'invité de Matin Première: Cristina Amboldi, patronne de l'agence bruxelloise pour l'Emploi

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Une étude détaille quelles filières offrent les meilleures perspectives d’emploi en Région bruxelloise, interrogée sur La Première, la directrice d’Actiris Cristina Amboldi regrette le "paradoxe" de l’emploi à Bruxelles : "Nous avons une offre pour des personnes hautement qualifiées alors que les chercheurs d’emplois bruxellois sont faiblement ou moyennement qualifiés". "Les études c’est un choix personnel, c’est pour cela qu’il faut orienter et sensibiliser", ajoute-t-elle.

Avec la crise liée à la guerre en Ukraine, qui a succédé à celle liée à la pandémie, "on est vraiment dans une situation pleine d’inconnues : on n’en voit pas encore l’impact. Les faillites vont commencer tout doucement et on va voir plus de personnes sur le marché de l’emploi, les problèmes du secteur énergétique auront aussi un impact. Donc le marché va être tendu".

Le président du MR estime que la création d’emploi est "la seule solution pour réduire le déficit public". Il demande d’être plus sévère face aux personnes qui refusent deux emplois dans les secteurs en pénurie ou deux formations. Cristina Amboldi répond : "Il faut être à l’écoute de ces personnes. Les gens ont plusieurs problèmes connexes, de logement, d’endettement, donc il faut les accompagner. Mais il faut que ce soit un win-win, il faut que la personne qui est en face de nous ait envie qu’on les aide".

En Région bruxelloise, le taux d’emploi est de 62%, pour passer à un taux de 80%, "cela veut dire qu’il faudrait que près de 700.000 personnes supplémentaires trouvent un emploi. En avril 2022, on était à 300.000 chômeurs pour toute la Belgique. Cela veut dire mettre tous les chômeurs au travail, ainsi que toutes les personnes inactives : les malades de longue durée, les personnes dépendant des CPAS. C’est très trop ambitieux. On n’a pas les moyens de nos ambitions, clairement".

Pour son prochain contrat de gestion, Actiris "va travailler sur les chômeurs de longue durée qu’on n’a pas accompagnés puisqu’on a d’abord préféré s’occuper des personnes qui arrivaient. C’est notre grand défi à Bruxelles", selon Cristina Amboldi.

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