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Les comportements les plus détestés par les Européens sur les réseaux sociaux

Les comportements les plus détestés par les Européens sur les réseaux sociaux.
29 janv. 2022 à 09:00Temps de lecture3 min
Par RTBF avec AFP

Oui, ce que vous écrivez sur les réseaux sociaux a des conséquences sur votre vie. Une étude s'est intéressée aux comportements des Européens sur les plateformes communautaires.

Racisme, cruauté envers les animaux et critique sur le physique... Découvrez ce que pensent les internautes des différents comportements sur les réseaux sociaux, en Europe.

Racisme, handicap, animaux : les opinions qui révulsent les internautes

Que vous soyez un anonyme ou une célébrité, vos publications sur les plateformes communautaires peuvent changer la perception que vos amis, votre famille et vos collègues ont de vous.

D'après une étude* réalisée par Kaspersky en décembre 2021 sur plus de 8 500 personnes âgées de 16 ans et plus sur 11 pays, "liker" "des publications faisant preuve de cruauté envers les animaux est le pire comportement pour les Européens sur les réseaux sociaux. Ils sont 60% à avoir une mauvaise opinion de la personne dans ce cas. Le pourcentage monte jusqu'à 66% pour les Italiens, 63% pour les Français et les Grecs et descend à 56% pour les Allemands, 54% pour les Roumains et 52% pour les Autrichiens.

Le racisme en ligne est le deuxième genre de contenus les moins bien perçus à 59%,devant les critiques sur le physique d'une personne à 56%.

38% des sondés pensent que les insultes envers les personnes handicapées sont potentiellement les plus nocives en termes de carrière ou de relations. C'est la France qui détient le pourcentage le plus important avec 46%, puis l'Espagne et la Grèce à 42%. La Suisse et la Slovaquie suivent à 30% et 31%.

Environ 1 personne sur 3 estime que partager des contenus s'opposant à la vaccination contre le Covid-19 (34%) et tenir des propos transphobes (32%) pourrait également endommager leur carrière. 

Quel droit à l'oubli ?

C'est sur Facebook que les utilisateurs sont les plus nombreux à regretter d'avoir été "identifiés sur certaines publications" avec 28%. Instagram est cité comme deuxième source de honte à 22% par les sondés. TikTok est quant à elle la plateforme la moins mentionnée, avec 8%.

48% des personnes interrogées pensent que "les publications datant de plus de deux ans ne devraient pas être prises en compte", a indiqué l'étude. C'est en Slovaquie que la proportion est la plus importante, à 63%, 57% en Espagne ainsi qu'en Suisse. Les Pays-Bas sont les moins regardants avec 46%.

Pourtant, ils sont tout de même 52% à estimer que "les anciennes publications jugées polémiques peuvent justifier l'annulation d'une embauche" et ce, peu importe la date de la publication. 30% ont d'ailleurs affirmé que leur carrière a pâti d'une publication. Un constat qui concerne 46% des Suisses et 35% de la génération Z.

2 sondés sur 3 ont déjà supprimé des contenus peu avantageux

Les contenus embarrassants donnent à 84% des sondés l'envie de supprimer au moins une de leurs publications sur les réseaux sociaux. 82% aimeraient même effacer un contenu publié en 2021. Ce pourcentage monte à 86% chez les utilisateurs de la génération Z et descend à 70% chez les plus de 35 ans.

Les photographies peu avantageuses sont la raison principale pour avoir envie de supprimer un contenu à 21%. Plus de deux sondés sur trois ont même avoué avoir déjà modifié ou supprimé des publications, et 14% à avoir effacé des photos d'eux ivres.


*L'étude a été réalisée auprès de 8 519 personnes en France, Allemagne, Italie, Autriche, Suisse, Grèce, Slovaquie ainsi qu'au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Au sein de chaque pays, les personnes interrogées se répartissaient comme suit : 16-21 ans (50 % des répondants), 22-34 ans (25 % des répondants), 35 ans et plus (25 % des répondants). Au niveau global, la marge d'erreur est de ± 1,1 % pour un intervalle de confiance de 95 % autour d'un résultat de 50 %. L'enquête a été menée en ligne par Censuswide en décembre 2021. Censuswide adhère à et emploie des membres de la Market Research Society, qui s'appuie sur les directives ESOMAR.

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