Les coups de food de la rentrée !

un brunch du tonnerre chez Myro!

© Michel Verlinden pour le Vif-Week-End

29 août 2020 à 09:50Temps de lecture4 min
Par bientôt à table

A la faveur d’un été passé en Belgique, notre critique gastronomique Michel Verlinden en a profité pour écumer les tables du pays ! Il en est revenu avec quelques pépites… Filez-y, c’est du très bon !

Quatre adresses pour une rentrée du bon pied…

A Bruxelles

Myro

A la recherche d’un bon brunch à la fois familial et pas trop cher ? C’est par ici. Celui-ci se présente sous la forme d’un buffet lumineux dont les contours décontractés sont propices aux familles. Il reste que " My-ro " cache une inversion, " Ro-my ". Soit Romy Alberty, une jeune femme inspirée, passée naturellement de la diététique à la cuisine. De sa formation initiale, elle a gardé le goût des légumes et des équilibres qu’elle cultive à travers de nombreuses préparations qui viennent rafraîchir les attendus du genre – fromages, charcuteries… Dans un écrin blanc carrelé que soulignent un mur végétal et une vaste salle en " L " sans froideur, on fait très vite copain avec le comptoir. Galettes edamame — brocolis, patates douces au curry, houmous menthe et petits pois, aubergines chermoula, chou-rave en lamelles servi avec pommes et graines de pavot, pêches rôties accompagnées de melon et de mozzarella di Buffala… Pas de doute, le dimanche est bien ici une parenthèse… gorgée de saveurs. Et encore, on ne parle pas des propositions sucrées très convaincantes – à l’image d’un pain perdu de caramel au beurre salé qui fond sur la langue ou encore d’une très enrobante mousse au chocolat ponctuée de tuiles d’amande. En plus de l’équipe jeune et sympa, la dernière bonne surprise vient du prix, plus que raisonnable : 23,90 euros sans limite de passage au stand ravitaillement, thé glacé maison et petits pains bio de Cook & Go compris.

Myro, 16, avenue Hippocrate, à 1200 Bruxelles. Tél. : 0472 98 69 74. www.myrorestaurant.be

Mangiavino

Michele Rosa est une légende à Bruxelles. On lui doit le Caffè al dente, adresse culte du renouveau de la cuisine italienne à Bruxelles. Fils prodigue, il a disparu de la circulation pendant plusieurs années. La cause est bonne : celle du maraîchage bio qu’il a pratiqué dans son pays d’origine, l’Italie. Le voici qui, pour rapprochement familial, réintègre Bruxelles avec sa compagne Ambre. Du coup, il officie dans une micro-cantine carrelée de vert à la faveur d’une carte radicale (si vous aimez avoir le choix, passez votre chemin) se partageant entre assiette d’antipasti (15 euros) tout en justesse et pâtes du jour préparées selon l’inspiration (plat à 14 euros). A l’image de la burrata (6 euros) qu’il sert sans huile d’olive, ni poivre, ni sel, le duo entend nous réapprendre à nous laisser surprendre ainsi qu’à rééduquer les palais aux bons produits de la Botte. Ne surtout pas rater l’aperitivo du dimanche, dès 18h, un temps fort lors duquel on puisse allègrement dans le vaste assortiment évolutif de flacons naturels (élevés en amphore, pas filtrés, atypiques…).

96, avenue Oscar Van Goidtsnoven, à 1190 Bruxelles. Tél. : 0475 90 78 08.

A la mer

Koekoek

Taverne breughélienne dans son jus depuis 1971, cette enseigne est un vrai succès populaire : elle envoie 1200 couverts les jours de grâce – chiffres pré-COVID – autour d’un concept ultra-fédérateur de " kip aan’t spit ", comprendre de poulet à la broche. La formule est imparable qui propose pour 7,60 euros un demi-poulet avec quelques tranches de pain (une association consacrée par la tradition qui est désormais concurrencée par la version poulet-frites à 9,60 euro). Autant dire qu’à ce prix-là, les familles se régalent de cette moitié de volaille dont la chair tendre cède sous les doigts. Entre petit pot d’" appelmoes " (la compote à 2,30 euros), sauce industrielle et bières sans chichis (Westmalle, Duvel…), la nourriture est ici ce qu’elle devrait toujours être : une fête qui rassemble.

Koekoek, 38-40, Langestraat, à 8400 Ostende. Tél. : 059 70 89 70. www.tavernekoekoek.be

En Wallonie

Craquage

Namur bouge et Craquage le prouve. Cette adresse de 400m2 innove avec une intéressante formule de comptoirs (deux consacrés à la nourriture et un aux boissons) squattés par des chefs (venus de restaurants mais aussi de foodtrucks) qui y proposent leur spécialité pour une durée déterminée. Lors de notre passage, ce " Bar culinaire " se dédoublait en un concept " sharing food " et un autre " Mister Poké " (un foodtruck namurois). D’un côté, on trouve assiette de stracciatella à partager (11 euros), des tacos (9 euros) ou dhal de lentilles à la coriandre (9 euros). De l’autre, les fameux bols de riz façon " Veggie Poké " (11,50 euros) une généreuse portion garnie de navets jaunes, éclatants comme des quartiers de citron, relevée à la sauce yuzu et topping d’edamame crispy… ou encore la version éponyme, " Mister Poké " (12,50 euros), qui ne radine pas sur les ingrédients : avocat, tartare de saumon, tobiko, wasabi, cacahuète, wakamé, mayo sriracha. Le plus ? Chaque mois, Alfonse, figure de la scène bar locale, propose deux cocktails " pairing " inspirés par les saveurs des comptoirs.

2, rue du Beffroi, à 5000 Namur. www.craquage.be

Pour retrouver les bons tuyaux de Michel Verlinden, rendez-vous dans le Vif/Week-End ! Et ne loupez la sortie d’un numéro spécial "Le Black Food" le 24 septembre dans toutes les bonnes librairies !

 

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