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"Les crimes silencieux" avec Odile Vuillemin et Richard Berry

13 mai 2022 à 04:15 - mise à jour 13 mai 2022 à 06:08Temps de lecture2 min
Par Sara Dumont

Certaines nuits, au cœur des mines de charbon abandonnées du pays Coron, on entend encore les "cris silencieux" des mineurs enterrés vivants lors de la plus grande catastrophe minière d’Europe, celle de Courrières en 1906. Revenue avec sa famille dans le Nord, la Terre de son enfance, la capitaine de police, Tess Borski, pensait que les entrailles de la Terre s’étaient refermées sur cette plaie qui avait bouleversé le monde ouvrier de l’époque. Avec François Dubois, le commissaire qui dirige le groupe d’enquêtes, ils sont confrontés à une succession de crimes étranges qui peu à peu font ressurgir ce passé douloureux…

Un téléfilm avec Richard Berry et d’Odile Vuillemin à voir le 13 mai à 20h50 et le samedi 14 mai à 15h05 sur La Une.

Découvrez les coulisses de ce téléfilm

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La catastrophe de Courrières

Mining disaster of Courrieres (Pas-de-Calais). Res
Mining disaster of Courrieres (Pas-de-Calais). Res Roger Viollet Collection

Comme l’explique France 3, le téléfilm revient sur le passé minier de la région et, plus précisément, sur la catastrophe qui a eu lieu le 10 mars 1906.

On connaît tous les conditions de vie difficiles des mineurs et leur travail pénible des heures durant dans des conditions insalubres et pour un salaire de misère. A l’époque, la mine de Courrières est exploitée par une entreprise privée qui emploie 7000 personnes payées à la tâche, au rendement.

Deux jours avant la catastrophe, un incendie se déclare et se propage dans une veine de la mine. Il est réduit mais le danger reste présent. Simon, le délégué des mineurs, avertit ses collègues de ne pas descendre pour aller travailler. Mais la direction leur affirme qu’il n’y a plus aucun danger et les oblige à descendre dans la fosse. Malgré les avertissements répétés du délégué, les mineurs obéissent aux ordres de la direction et descendent au fond.

C’est seulement quelques instants plus tard que l’explosion a lieu. Elle est due à un feu qui dormait. Pour éteindre celui-ci, les pompiers de Paris et d’Allemagne sont appelés en renfort.

Ceux qui ne meurent pas brûlés ou écrasés dans l’incendie décèdent asphyxiés par le gaz dégagé par le feu mal éteint. L’explosion fait 1099 morts. Le réseau de galeries qui relie les puits de mine et les puits d’aération aurait été profitable en cas d’inondation, mais dans les circonstances de cet incendie, il a amplifié le problème en permettant au feu de s’étendre sur 100 km de voies souterraines.

Alors que la ville minière croit que tous les mineurs ont succombé dans la catastrophe, on retrouve 13 survivants, 20 jours plus tard. Ceux-ci expliquent que pour survivre, ils ont mangé des écorces, bu leur urine et mangé un cheval. Ils racontent aussi que pour s’orienter, ils ont suivi les tuyaux en espérant qu’ils les mèneraient vers la sortie.

À la suite de cet incendie, 9000 mineurs décident de faire la grève pendant un mois. Les conséquences de celle-ci ne mettent pas fin à l’activité de la mine. Les entreprises privées disparaissent. La sécurité dans la mine est renforcée et les mineurs continuent de travailler.

 

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