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Les demandes d’aides liées à l’énergie en forte hausse dans les CPAS

Les demandes d’aides augmentent dans les CPAS. Avec un autre public touché : la classe moyenne.

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L’augmentation des prix de l’énergie, que ce soit les carburants, le mazout, le gaz ou encore l’électricité, conduit de plus en plus de monde à frapper à la porte des CPAS pour des demandes d’aide. C’est le constat dressé par ceux-ci.

Dans les CPAS, l’heure est aux premiers constats, mais aussi aux craintes réelles pour les mois à venir : " Il y a une augmentation des demandes mais le plus dur est devant nous. L’hiver n’est pas encore là. Il y a toute une série de personnes qui n’ont pas encore reçu leur facture de régularisation et qui sont perplexes par rapport à la complexité de leur dossier. Et donc il y a effectivement certaines personnes qui paniquent et d’autres qui n’ont pas encore pris la mesure du problème ", confirme Luc Vandormael, président du CPAS de Waremme et de la Fédération des CPAS de Wallonie.

Ailleurs dans la province de Liège, le constat est le même. A Aywaille par exemple, une commune qui compte 148 bénéficiaires du revenu d’intégration sociale, on enregistre déjà une dizaine de demandes supplémentaires par rapport à l’an dernier.

Dans une commune plus petite comme Trois-Ponts, l’augmentation n’est pas très importante mais on y observe une forte hausse du nombre d’étudiants bénéficiaires du revenu d’intégration. Habituellement ils sont un ou deux. Actuellement ils sont cinq. Et ce n’est probablement pas sans lien car quand ils font ces demandes, c’est lorsque leurs parents ne peuvent plus les aider.

C’est donc un autre public qui commence à être touché. Celui des classes moyennes. C’est aussi le constat dressé à Liège. Habituellement, il y a dans cette commune 1500 demandes d’aide liées à l’énergie. Actuellement, il y en a déjà 460 de plus. Un exemple : une enseignante a demandé cette aide pour payer ses acomptes de 700 euros par mois.

Demande au Codeco

Fort de ce constat qui concerne aussi la classe moyenne, Luc Vandormael formule une demande au Codeco qui se tiendra ce mercredi : " Auparavant, on pourrait dire que le public des CPAS c’était, en gros, les allocataires sociaux, et puis les travailleurs pauvres, avec tout le phénomène des pièges à l’emploi. Maintenant, on constate que la classe moyenne est en train de trinquer. Pour nous, la mesure phare est vraiment le tarif social élargi et nous souhaiterions que ce soit pérennisé au moins un an. Une deuxième suggestion qui pourrait être faite part du constat que des gens sont juste au-dessus, en termes de revenus, des plafonds pour bénéficier des aides octroyées. La classe moyenne c’est le cas. Pourquoi ne pas réfléchir à une forme de tarif social moyen ? Aider la classe moyenne avec un accès à un tarif social intermédiaire me semble une bonne proposition ", affirme-t-il.

Des démarches qu'ignorent ceux qui demandent de l'aide

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CPAS : un acompte n'est pas une dette

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