Les directeurs d'internat exigent une revalorisation salariale, "à hauteur de leur travail et disponibilité"

13 déc. 2021 à 14:14Temps de lecture1 min
Par Belga
Reconnaissance et "à tout le moins un salaire à hauteur de notre travail" : telles sont les revendications émises lundi par l'association des administrateurs de l'enseignement officiel (AAEO), qui représente les responsables d'internat et homes d'accueil en Fédération Wallonie-Bruxelles.

L'AAEO dénonce que "de toutes les fonctions de direction, les salaires des directeurs d'internat sont les plus bas et n'ont jamais fait l'objet d'une revalorisation". Selon l'association, la charge de travail s'est pourtant alourdie, "les responsabilités sont colossales".

"Souvent surnommé 'le couteau suisse' par le personnel, le directeur d'internat jongle entre la ventouse des WC, la foreuse, la souris du PC et bien d'autres outils pédagogiques, relationnels, administratifs et financiers?", ironise l'AAEO dans son communiqué. "Trêve de plaisanterie, nous gérons absolument tout et seul !"

Les directions d'internat et d'home d'accueil exigent à tout le moins une revalorisation de leur salaire, "à hauteur de notre travail, de nos responsabilités et de notre disponibilité (24h/24, 365 jours/an) accrue durant la crise sanitaire".

"La rupture est proche, seule la passion de notre métier nous tient", met en garde l'ASBL.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, il existe des internats dans l'enseignement ordinaire (du primaire au supérieur) et spécialisé (du primaire au secondaire). Une centaine d'internats et homes d'accueil de l'enseignement officiel sont répertoriés sur le site de l'AAEO.

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