Regions Liège

Les extensions du tram vers Herstal et Seraing : plusieurs autres constructeurs ?

La présélection des candidats pour prolonger le tram de Liège a commencé

© François Roideaux

Alors que le groupe Tram’Ardent éprouve les pires difficultés à tenir les délais pour la mise en service du tram, les autorités régionales viennent de lancer un appel aux candidatures pour les extensions de la ligne. Deux appels, en fait : l’un pour poser les rails vers Herstal, l’autre vers Jemeppe, et donc en théorie les trois tronçons pourraient être réalisés par trois firmes différentes. C’est une conséquence de la loi sur les marchés publics : la mise en concurrence est obligatoire. Ce qui n’inquiète guère les responsables : c’est le cahier des charges qui va définir de manière extrêmement précise les spécificités techniques à respecter pour que les usagers ne s’aperçoivent pas la moindre différence s’ils vont au-delà de Coronmeuse ou Sclessin. Les contrats à passer concernent les voies ferrées, les câbles aériens, les voiries, les impétrants et les plantations.

Les sociétés intéressées doivent introduire une demande de participation pour la mi-octobre, et c’est au début novembre que les négociations commenceraient avec le ou les soumissionnaires finalistes. Il s’agit de justifier d’avoir posé au moins dix kilomètres de rails en milieu urbain au cours des dix dernières années et cinq kilomètres de caténaires.

Si le groupe Tram’Ardent est désigné à l’issue de cette procédure, faut-il craindre des chantiers qui s’éternisent ? Peut-être pas. Les travaux actuels sont menés sous le régime d’un "partenariat public-privé": le constructeur prend à sa charge le coût de l’infrastructure et ne perçoit le paiement d'une redevance qu’au premier tour d'essieu. C’est donc son manque à gagner qui sanctionne ses retards. Mais pour les extensions, c’est un marché classique, avec une date de livraison à respecter et pénalités à débourser en cas de dépassement.

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