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Les filles grandes et très minces risqueraient plus l'endométriose à l'adolescence

Les filles grandes et très minces risqueraient plus l'endométriose à l'adolescence

© smolaw11 - Getty Images/iStockphoto

12 mars 2020 à 06:00Temps de lecture2 min
Par RTBF TENDANCE avec AFP

Une femme sur dix

Maladie inflammatoire chronique, l’endométriose touche une femme sur dix en âge de procréer et qui n’est pas aussi connue et comprise qu’elle devrait l’être. Elle est provoquée par la désagrégation de l’endomètre, tissu qui revêt la paroi interne de l’utérus. Si ce phénomène, qui correspond aux menstrues, est naturel, il entraîne des complications lorsque des cellules vont migrer hors de l’utérus et se greffer à d’autres organes, comme l’appareil digestif et la vessie.

Ces fragments utérins vont se transformer en kystes et grossir dans les organes colonisés, déclenchant de vives douleurs qui peuvent devenir un véritable enfer au quotidien pour de nombreuses femmes.

Dans certains cas, la maladie peut entraîner la stérilité des patientes. L’adénomyose se produit lorsque l’endomètre se développe à l’intérieur de la paroi musculaire de l’utérus plutôt qu’à l’extérieur, comme c’est le cas pour l’endométriose.

Un diagnostic plus précoce

Les recherches ont suivi 171.447 filles sur une période de 66 ans. Le poids de naissance des participantes a été consigné, elles ont ensuite été re-mesurées et pesées entre les âges de sept et treize ans pour analyser les associations possibles entre le poids de naissance, le poids et la taille au cours de l’enfance et l’indice de masse corporelle et les risques d’endométriose et d’adénomyose.

Les filles qui affichaient un IMC plus élevé pendant l’enfance avaient un risque abaissé d’endométriose en comparaison avec celles qui étaient grandes et minces, avec un faible IMC.

En revanche, les scientifiques n’ont pas trouvé de lien entre le poids de naissance et l’endométriose. Aucun lien n’a non plus été établi entre la taille, l’IMC ou le poids de naissance avec le risque d’adénomyose.

"Nos résultats montrent que des indicateurs de risques peuvent être pris en compte en amont, ce qui pourrait aider à accélérer le diagnostic afin que les traitements puissent démarrer pour ralentir la croissance de l’endomètre."

Parmi les facteurs de risques connus de l’endométriose, on note des premières règles précoces, des cycles plus courts et des antécédents familiaux de la maladie.

Une maladie qui peut en handicaper plus d’une et qui devrait être mieux diagnostiquée afin de reconnaître la souffrance des patientes qui en souffrent.

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