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Journal du classique

Les hymnes de Kassia de Constantinople, l’une des premières compositrices connues de nos jours

11 juil. 2022 à 13:40Temps de lecture1 min
Par Céline Dekock

Quand les voix du passé arrivent jusqu’à nous. Les compositions de l’abbesse Kassia de Constantinople font partie des plus anciennes partitions écrites par une femme qui nous soient parvenues. A l’instar d’Hildegarde von Bingen, Kassia a laissé sa marque dans l’histoire de la musique.

Nous vous avons déjà parlé de l’Hymne à Nikkal, une partition retrouvée sur une tablette d’argile de 1400 avant Jésus Christ, ou encore de l’Epitaphe de Seikilos, l’une des plus anciennes et des plus précieuses traces de musique grecque. Nous vous proposons de remonter une nouvelle fois le temps et de partir à la découverte de Kassia de Constantinople, qui est considérée comme l’une des plus anciennes compositrices, connues à ce jour.

Kassia de Constantinople est connue pour avoir été une abbesse et une grande hymnographe du IXe siècle. Elle est l’une des premières compositrices dont les œuvres ont été largement conservées. On compte près de 800 pièces en vers non liturgiques et une cinquantaine d’hymnes, dont 23 font partie des livres liturgiques de l’Église orthodoxe.

La légende raconte que Kassia, qui avait la réputation d’être belle et grande beauté, a participé à un "concours de beauté" qui avait pour objectif de sélectionner la future épouse de l’empereur Théophile. Ce dernier aurait été complètement subjugué par la beauté de Kassia. En s’adressant à elle, Théophile lui aurait dit "de la femme est venu le pire", faisant référence au péché originel et à Ève. Et Kassia, qui était exceptionnellement intelligente, lui a répondu avec une pointe d’insolence : "Et de la femme est né le meilleur", en faisant référence au Christ et à la Vierge Marie.

Une répartie qui n’a vraisemblablement pas plu à l’empereur qui lui préféra la jeune et innocente Théodora. N’en déplaise à Kassia qui fonda son monastère en 843 et en devint la première higoumène.

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