Chronique cinéma

Les illusions perdues de Balzac au cinéma, une étude de mœurs moderne et bien d’actualité

Les illusions perdues de Balzac au cinéma, une étude de mœurs moderne et toujours d’actualité

© Curiosa / Gaumont / U Média / France 3 cinéma

20 oct. 2021 à 07:32Temps de lecture3 min
Par Nicolas Buytaers

Des "Illusions perdues" d’Honoré de Balzac aux "Illusions perdues" du réalisateur français Xavier Giannoli, rien ne s’est perdu ! Dans sa chronique cinéma, Nicolas Buytaers nous présente l’adaptation cinématographique d’un classique de la littérature française, les "Illusions perdues" de Balzac.

Les illusions perdues

Comme dans le roman d’Honoré de Balzac, ces "Illusions perdues" gardent le même esprit, le même raffinement et surtout la même beauté. Nous sommes donc au XIXe siècle en France, en province. Plus précisément à Angoulême, où le jeune Julien ne rêve que d’une chose, devenir poète. Il rêve d’amour aussi. Et cet amour passionné, il le vit avec Louise. Mais Louise est mariée avec un noble du coin. Julien décide donc d’accompagner Louise à Paris, elle qui fuit la province pour faire oublier cette aventure. À Paris, Julien est alors confronté à la dure réalité de la capitale, ses faux-semblants, ses mensonges, ses trahisons, ses différences de classe. Le tout entre amitié et haine, amour et jalousie.

"Illusions perdues" est le plus gros roman de Balzac. Le plus dense aussi dans ses recherches de la compréhension de la grande Comédie humaine que sont la Vie et les relations Homme-Femme. Le réalisateur Xavier Giannoli (plus connu pour ses drames comme "À l’origine" ou "L’apparition" voire ses comédies dramatiques comme "Quand j’étais chanteur") s’est attardé sur une partie du livre pour nous raconter comment tout ce qu’a décrit Balzac il y a deux siècles reste toujours d’actualité. Certains passages sur la Presse sont encore criants de vérité. Cette étude de mœurs est moderne et bien d’aujourd’hui, qu’importent les costumes et la (magnifique) reconstitution d’un Paris en plein changement.

Giannoli transforme un classique de la littérature en film historique et dramatique au souffle épique (sans oublier cette belle histoire d’amour des plus romantiques pour ne pas dire impossible). Avec un casting des plus élégants composés, entre autres, de Cécile de France, Gérard Depardieu, Xavier Dolan, Vincent Lacoste et Benjamin Voisin.

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Tout nous sourit

Quand Jérôme et Audrey sont avec leurs enfants, ils semblent couler des jours heureux. Mais dans ce couple, il y a quelque chose de brisé. Ce week-end-là, Jérôme comptait le passer avec sa maîtresse. Audrey comptait le passer avec son amant. Les deux couples vont se retrouver dans la même maison de campagne. Une maison qui, , est aussi squattée par les parents d’Audrey, le temps d’un week-end. Sans oublier les enfants qui débarquent et la sœur d’Audrey, complètement dépressive. On a connu mieux comme petit week-end en amoureux discret. En attendant, il y a des vérités qui sont difficiles à dire et qui pourtant devront être partagées une bonne fois pour toutes dans cette famille qui est passée reine dans l’art de sauvegarder les apparences…

"Tout nous sourit" de la réalisatrice française Melissa Drigeard (dont "Jamais le premier soir" était déjà très bon) vous fera sourire. Mieux encore, vous allez rire et pleurer aussi. Le mélange drame et comédie est réussi avec de belles punchlines et de belles scènes transgénérationnelles. Il y a surtout une tendresse incroyable dans ce film qui le rend juste. Et puis il y a aussi son casting avec Elsa Zylberstein, Stéphane De Groodt, Guy Marchand ou Emilie Caen, parfaite en sœur dépressive.

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Halloween kills

"Halloween kills" est le 12e épisode de cette saga imaginée par le grand John Carpenter, The Master of Horror comme ion le surnomme. Lancée en 1978 avec "Halloween, la nuit des masques", cette saga a changé l’histoire du film d’horreur en introduisant un nouveau type de méchant, le slasher vilain, ce qui donnera un nouveau genre cinématographique, le slasher movie. Le slasher est un tueur masqué qui exécute ses victimes à l’arme blanche. Pas de "Vendredi 13" sans "Halloween", pas de "Scream" sans "Halloween".

Ce nouveau film est la suite directe du film "Halloween" sorti en 2018. Une suite développée comme une trilogie. Donc après "Halloween" et "Halloween kills", vous retrouverez l’année prochaine "Halloween ends" ! C’est toujours aussi flippant et gore. C’est réellement pour les amateurs du genre, même si dans ce film on a davantage l’impression d’assister à un épisode de transition avec une scène de meurtres complètement folle (en attendant le grand final du dernier volet) qu’à une véritable histoire avec ses tenants et aboutissants. La production aurait pu être plus poussée. Mais quoi qu’il arrive, vivement la suite (et la fin, qui sait, de la saga) !

 

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