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Les intermittents wallons de la culture sont les grands oubliés des pouvoirs publics

Les intermittents wallons de la culture sont les grands oubliés des pouvoirs publics
17 août 2020 à 15:01 - mise à jour 17 août 2020 à 15:01Temps de lecture1 min
Par Mathieu Van Winckel, Daniel Barbieux

Le secteur culturel est toujours durement touché par les mesures de restrictions liées au coronavirus. Les autorités ont bien sûr dégagé des moyens pour venir en aide au monde culturel. Mais il y en a qui passent au travers des mailles du filet : ceux qu’on peut appeler les intermittents.

Ils ne sont ni employés ni indépendants et travaillent au jour le jour comme des saisonniers. Pour ceux-là, les régions flamande et bruxelloise ont débloqué une prime allant jusqu’à 1500 euros. Mais rien n’est par contre envisagé du côté wallon.

50 euros par prestation annulée

Patty Eggerickx est technicienne du son. Après six mois de voyage, elle est revenue en Belgique pour travailler. C’était en mars… Juste avant que son monde ne s’écroule : "Je rentrais pour la saison des festivals entre autres : Esperanzah, le BSF, Couleur Café, etc. Et, depuis le mois de mars, j’ai eu, en gros, huit jours de travail".

Patty a accès au chômage temporaire et elle reçoit 50 euros par prestation annulée. Mais ce n’est pas suffisant pour vivre. Alors la prime bruxelloise pour les intermittents l’intéresserait bien. Mais elle est wallonne et elle n’y a donc pas droit.

Evaluation en cours

La Fédération Wallonie-Bruxelles se retranche derrière ses millions de subsides exceptionnels déjà octroyés au secteur. Mais cet argent n’arrivera pas chez Patty. La Région wallonne, elle, n’a pas jugé nécessaire de cibler les aides sur les intermittents. On nous dit qu’une évaluation est en cours pour voir si certains sont passés au travers des mailles du filet. Mais la réponse est pourtant nette : c’est oui !

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