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Les Jeux Olympiques 2020 de Tokyo, jeux de la mixité... sur la RTBF aussi

05 mars 2020 à 11:25 - mise à jour 05 mars 2020 à 11:25Temps de lecture2 min
Par Maxime Berger, Gaëtane Vankerkom et Charly de Wasseige

Cet été, les Jeux Olympiques 2020 à Tokyo (du 24 juillet au 9 août) seront plus que jamais les jeux de la mixité. Avec 48,8% de femmes en compétitions (chiffre annoncé), il s'agira de la plus grande délégation féminine de l'histoire olympique. On approche donc de la parité parfaite. Le CIO (Comité International Olympique) a d'ailleurs invité les 206 délégations à défiler, lors de la cérémonie d'ouverture avec deux porte-drapeaux : un homme… et une femme.

"Ca va dans le sens dans lequel on doit aller. La discrimination existe encore dans le sport, elle est toujours très impressionnante dans les chiffres. En début 2017, on était à 70% dans la Fédération Wallonie-Bruxelles de garçons affiliés à des clubs sportifs pour 30% de femmes. Le fossé à combler est toujours important, j’ai le sentiment qu’on va dans le bon sens de plus en plus. Nous, en tant que média de service public, on doit enclencher cette dynamique. On a le loisir de faire des choix dans les droits qu’on expose, dans ce qu’on montre à nos publics, et l’occasion de le faire plus encore aux Jeux Olympiques est énorme. Toutes les disciplines y sont présentes, toutes les histoires sont belles et elles sont remarquablement filmées", indique Michel Lecomte.

Cette tendance de parité se retrouvera jusque dans les retransmissions cet été. La RTBF, diffuseur officiel pour la Belgique francophone, vous proposera autant de compétitions féminines que masculines. Un objectif que s'est fixé le directeur des sports : "On va faire du 50/50 aux Jeux ! 50% des heures de diffusion sur nos plateformes seront donc consacrées aux sports féminins. Ce pas-là, il faut qu’on l’enclenche et qu’on favorise la pratique du sport chez les femmes. Le modèle sportif existe chez les hommes de façon parfois complètement excessive, ça n’est pas encore le cas chez les femmes. Avec ce que nous mettons en place, j’espère qu’on ira dans le bon sens."

Nafi Thiam

Le CIO souhaite, de plus, que chaque délégation soit composée d'au moins un homme et une femme. "Ca va certainement poser plus de problèmes dans certains pays que chez nous. La France a marqué le coup avec la Coupe du monde féminine de football l’an dernier. L’organisation de ce Mondial, c’est une augmentation de 90% des affiliations de joueuses dans le foot féminin. Avec toute la discrimination… La femme gagne nettement moins que l’homme. Les pays où cela va poser problème, ils seront obligés d’aller dans ce sens-là. On avancera à des vitesses qui ne seront pas les mêmes pour la Belgique ou pour l’Arabie Saoudite par exemple", poursuit Michel Lecomte.

Nafi Thiam, Nina Derwael, les Cheethas, les Belgian Cats, etc : la Belgique est gâtée lorsqu’on évoque le sport féminin. "Si nos équipes féminines sont représentées au plus haut niveau, avec des athlètes modèles comme Nafi Thiam par exemple, on va entretenir cette dynamique. On est très présent dans le cyclisme, avec de plus en plus de classiques de dames qui vont être en direct sur nos antennes. Il faut aussi penser à nos commentaires, à la façon dont on fait passer ce sport féminin et casser les clichés ou les stéréotypes qui ont parfois été entretenus par certains commentateurs hommes à l’époque. Tout ça s’efface, il y a une prise de conscience. Elle est indispensable pour effacer les discriminations", a conclu le directeur des sports.

Le COIB prévoit à ce jour la présence de 133 athlètes belges aux JO à Tokyo. La prévision s’établit comme suit : 73 hommes et 60 femmes, soit un ratio de 55% - 45%.

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