Monde Europe

Les journalistes, yeux et oreilles du monde dans une guerre de la communication

24 févr. 2022 à 11:27 - mise à jour 24 févr. 2022 à 13:02Temps de lecture2 min
Par Marie-Laure Mathot

Bombardements à la frontière mais aussi ailleurs dans le pays, déclarations de la Russie puis de l’Ukraine… la guerre qui est en train de se jouer ce 24 février 2022 est aussi celle de la communication. Qu’est-ce qui est vrai ? Qu’est-ce qui est faux ? Les journalistes et envoyés spéciaux sur place permettent de faire le tri, images à l’appui.

A commencer par l’une des premières images de ce matin : celles d’un envoyé spécial américain sur le toit de son hôtel au centre de Kiev.

JT édition spéciale sur l'Ukraine : réaction d'un journaliste de CNN surpris par les premières frappes

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On y entend clairement des bruits sourds. Lui-même est surpris alors qu’il était en train de dire que la situation était calme dans la capitale. Le journaliste reste prudent et n’affirme rien. "C’était assez éloigné. Ce pourrait être des frappes." Et de prendre son gilet par balle pour se protéger.

Une fois le jour levé, c’est la journaliste de l’Agence France Presse (AFP) qui tweete ces images de Kiev : il y a bien des sirènes qui résonnent dans la capitale ukrainienne.

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Les journalistes des agences de presse comme l’AFP sont en effet de précieuses sources d’information pour toutes les rédactions. Ces agences de presse ont des correspondants sur place spécialistes de la région qu’ils couvrent. Ils fournissent également des reportages 

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Chez nous, la RTBF aussi a ses journalistes de la rédaction internationale sur place dont Catherine Tonero qui tweete des images montrant les sirènes hurlantes à 7 heures du matin depuis la fenêtre de son hôtel.

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Autre journaliste RTBF sur place, Alice Debatis, qui confirme ce matin sur La Première le sentiment de crainte présent à Kiev. "Quelques heures plus tôt, on ne s’imaginait pas du tout que le conflit puisse venir résonner dans la capitale. On s’organise, notamment avec une application qui permet de trouver les bunkers en cas de bombardements. Deuxième stratégie : quitter la ville. À l’ouest de Kiev, on peut constater des embouteillages."

Et de confirmer le réveil à l’aube avec le bruit de détonation. "Ils auraient explosé près de l’aéroport de Kiev", rapporte avec prudence notre journaliste.

Ailleurs en Ukraine, les clichés des photoreporters confirment des attaques. Comme ces images prises à Tchouhouïv, dans l’est de l’Ukraine. "Des pompiers travaillent sur un incendie dans un bâtiment après des bombardements sur la ville", explique le journaliste de l’AFP dans la légende. Il a également immortalisé cet homme blessé qui se tient près d’un véhicule d’une unité d’urgence pour recevoir une assistance médicale après les bombardements sur cette même ville.

Des pompiers travaillent sur un incendie dans un bâtiment après des bombardements sur la ville de Tchouguiv, dans l’est de l’Ukraine, le 24 février 2022.
Un homme blessé se tient près d’un véhicule d’une unité d’urgence pour recevoir une assistance médicale après les bombardements sur la ville de Chuguiv, dans l’est de l’Ukraine, le 24 février 2022.

Toujours à Tchouhouïv, des images des reporters de l’AFP montrent de la fumée s’échapper de l’aéroport militaire confirmant un bombardement.

De la fumée noire s’élève d’un aéroport militaire à Chuguyev, près de Kharkiv, le 24 février 2022.
De la fumée noire s’élève d’un aéroport militaire à Chuguyev, près de Kharkiv, le 24 février 2022. © AFP or licensors

Ce midi, "la fébrilité et la confusion dominent", explique notre journaliste Catherine Tonero qui fait le point sur la situation dans la capitale, confirmant les attaques ailleurs qu’aux frontières entre la Russie et l’Ukraine.

JT édition spéciale sur l'Ukraine : la situation à Kiev (direct de notre journaliste sur place)

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Notre correspondant, Jean-Didier Revoin, sur place d’ajouter : "Ce qui a surpris tout le monde ce matin, c’est l’ampleur des bombardements ; le fait que les opérations ne se limitent pas au Dombas mais à l’ensemble des bases militaires importantes en Ukraine."

JT édition spéciale sur l'Ukraine: "Une surprise dans son ampleur", analyse de notre envoyé spécial, Jean-Didier Revoin

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Chez nos confrères de France 24, Luc Lacroix est au cœur de la zone séparatiste à Donetsk. Il intervient dans notre édition spéciale. Si des combats ont lieu depuis 2013 dans cette zone, ils s’intensifient encore selon le reporter. "Je me trouve du côté des séparatistes. On a cru à une accalmie tout à l’heure et puis c’est reparti de plus belle, nous livre-t-il à 12h45. On entend de manière régulière des bruits sourds. Ce sont des tirs à l’arme lourde."

JT édition spéciale sur l’Ukraine: intervention de Luc Lacroix de France 24 sur place

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