On n'est pas des pigeons

Les magasins de jouets se préparent pour des fêtes particulières, cette année encore

Alors que la fête d’Halloween n’est pas encore passée, les confiseries de Saint Nicolas prennent déjà place dans les rayons des magasins. Déjà, la fin d'année se profile.

Toujours plus tôt, pensez-vous ? En fait, non. 

"Chaque année, le rayon est installé dix semaines avant le 6 décembre. C'est tout à fait habituel. C'est une règle non écrite, établie depuis longtemps, que l'on maintient. C'est tout de même tout un puzzle de composer cet assortiment", nous explique Pieterjan Boghe, acheteur pour Colruyt.

Petit garçon achetant des jouets d’Halloween portant un masque
Petit garçon achetant des jouets d’Halloween portant un masque © Getty Images

On a rencontré des vendeurs de jouets bien occupés

Dans les magasins de jouets, la Saint Nicolas occupe également les gérants. Si la reprise économique est clairement amorcée, cela ne signifie pas la fin des problèmes.

Notre objectif est d’avoir un maximum de certitude.

"Nous sommes en train de décider des 1 500 références qui seront présentes dans notre catalogue", explique Cédric Haleng, responsable marketing des Jouets Broze. "Notre objectif est d’avoir un maximum de certitude. 100%, c’est impossible. Nous allons miser sur maximum 15% d’articles pour lesquels nous communiquerons la date de disponibilité sur internet afin d'éviter au client de se déplacer inutilement." 

Le redémarrage économique a plusieurs conséquences. Les prix des matières premières comme le bois, le carton ou les composants électroniques se sont envolés. "Au niveau de l’augmentation des matières premières, la courbe est ascendante et va impacter tous les secteurs de la distribution."

Il faudra encore quelques mois pour en sortir.

A cela s’ajoutent la flambée des prix du transport maritime, et un trafic plus lent. Un embouteillage s’est formé au démarrage, avec le Covid 19 en Chine, puis l’accident dans le Canal de Suez est survenu. Et un embouteillage, ça met du temps à se résorber. "Il faut que le flux reprenne de manière régulière. Il faudra encore quelques mois pour en sortir. Ces embouteillages ont créé une augmentation du prix des containers, les prix ont pu augmenter jusqu’à 10 fois."

Tous les jouets concernés ?

Des Barbies, il y en aura, mais celles du dernier film, ou du nouveau dessin animé, arriveront peut-être plus tard.

Le problème n’est jamais généralisé. "Les Barbies ou les figurines pourraient être concernées. Mais un assortiment sera bien présent. Il est possible que 10 à 15% arrivent avec du retard. Des Barbies, il y en aura, mais celles du dernier film, ou du nouveau dessin animé, arriveront peut-être plus tard", déplore Cédric Haleng.

Ces jouets, produits plus récemment, seront-ils plus chers ? "Certains prix seront inévitablement impactés par l’augmentation du coût de livraison", confirme Cédric Haleng pour les magasins Broze.

Chez Ludimax, à Ciney, le ton est rassurant. Le problème a été anticipé. Fabrice Régibo constitue un stock depuis des mois. Des centaines de jeux qu’il faut entreposer dans tous les recoins du magasin, et une trésorerie investie dans le stock. Mais c’était un mal nécessaire, estime le gérant du magasin: "Certains réassorts seront impossibles. C’est pourquoi nous avons stocké autant que nous le pouvions."

Pas de panique !

Les éventuels problèmes ne devraient concerner que 10 à 20% des jouets proposés en magasin.

D’autres produits, fabriqués en Europe, notamment, qui ne sont pas tributaires du transport maritime, ne rencontrent pas les mêmes difficultés.

Inutile de paniquer, donc. Il y aura des jouets pour tous les enfants cette année encore !

Une augmentation des prix des jouets attendue dans les mois à venir

"Certains articles seront déjà impactés, mais cela ne représente pas la majorité des articles, le magasin est déjà bien rempli." rassure Cédric Haleng. "Mais inévitablement, l’augmentation des coûts de transport, de l’énergie et des matières vont entraîner une augmentation des prix dans les mois à venir."

Chez Ludimax, pas d’augmentations prévues pour l’instant, rassure Fabrice Régibo. "Les prix ne bougeront pas jusqu’au 31 décembre. Mais après, il faudra s’attendre à une répercussion sur le prix des jouets, dès le début de l'année prochaine. Nos fournisseurs nous ont prévenu dès le mois de juin. Si nous voulions conserver des prix attractifs, il fallait commander rapidement". 

 


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