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Les manifestants qui se rattachent aux "convois de la liberté" arrivent à Paris: déjà cinq arrestations et 337 verbalisations

Convoi des liberté : des manifestants déterminés à entrer dans Paris

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12 févr. 2022 à 12:27 - mise à jour 12 févr. 2022 à 14:22Temps de lecture3 min
Par Belga

La police intervient actuellement sur les Champs-Élysées pour disperser les manifestants du mouvement autoproclamé "Convoi de la liberté" (en référence au mouvement lancé par les camionneurs au Canada) a fait savoir la préfecture de police française peu après 14h.

Cependant, aucun convoi organisé n'a pu rentrer dans la capitale, selon le journal Le Parisien, qui a mobilisé plusieurs journalistes dans la capitale en cette journée mouvementée. En revanche, des voitures individuelles ont pu s'infiltrer, sans être interceptées.

Des milliers d'opposants au pass vaccinal, venus en convois de toute la France, ont rejoint Paris samedi matin, déterminés à y manifester malgré l'interdiction des autorités et une forte mobilisation policière.

Les autorités veulent empêcher tout blocage de la capitale et ont déployé 7200 policiers et gendarmes, qui effectuaient de simples contrôles aux portes de Paris, ralentissant la circulation ou verbalisaient les véhicules "pour participation à une manifestation non autorisée".

À 6h00, la préfecture avait déjà procédé à 95 verbalisations, a-t-elle annoncé sur Twitter. Un chiffre en hausse constante au fil de la matinée. Aux alentours de 11 heures, 283 verbalisations avaient été dressées. A 14h30, la préfecture avait procédé à 337 verbalisations.

 

AFP

Avant 10 heures ce samedi, selon les informations de la préfecture, la police avait déjà arrêté 30 véhicules qui tentaient d'entrer dans la capitale au niveau de la porte de Champerret et 20 autres au niveau de la porte Maillot. 450 voitures sont par ailleurs en cours d'interception au niveau de la porte de Saint-Cloud. Les occupants des véhicules seront verbalisés, ont précisé les forces de l'ordre.

En parallèle de ces interceptions de véhicules, cinq personnes ont été arrêtées à l'intérieur de la capitale, place Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement). Elles transportaient des bidons d'essence, des couteaux et des marteaux.

Le mouvement contestataire s'est constitué sur le modèle de la mobilisation au Canada paralysant Ottawa.

Il rassemble des opposants au pass vaccinal qui réserve aux personnes immunisées contre le Covid-19 l'accès à bon nombre de lieux accueillant du public (restaurants, cinémas...) mais aussi des manifestants aux revendications sociales, sur le pouvoir d'achat et le coût de l'énergie. 

AFP

 

Le Premier ministre Jean Castex a promis d'être inflexible : "S'ils bloquent la circulation ou s'ils tentent de bloquer la capitale, il faut être très ferme", a-t-il averti.

"Nous sommes tous collectivement fatigués par ce que nous vivons depuis deux ans. Cette fatigue s'exprime de plusieurs manières : par du désarroi chez les uns, de la dépression chez d'autres. On voit une souffrance mentale très forte (...). Et parfois, cette fatigue se traduit aussi par de la colère. Je l'entends et la respecte", a souligné le président Macron dans un entretien au quotidien régional Ouest-France.

"Mais j'en appelle au plus grand calme", a-t-il ajouté.

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A deux mois de l'élection présidentielle en France, le gouvernement affirme envisager pour fin mars ou début avril la levée du pass vaccinal. Le masque, lui, ne sera plus obligatoire dans les lieux clos soumis au pass dès le 28 février, exception faite des transports.

La police a réévalué dans la nuit le nombre de véhicules à 3000, pour 5000 manifestants, dont certains comptaient rejoindre l'un des quatre cortèges anti-pass prévus à partir de 11h dans Paris.

Pour ces défilés, les autorités attendaient dans toute la France entre 25.000 à 30.000 personnes, un chiffre en ligne avec ceux des précédents rassemblements.

AFP

Partis de tout le pays, voitures, camping-cars et camionnettes s'étaient arrêtés vendredi soir aux abords de la capitale.

Parmi les consignes dispersées qui circulaient au sein du mouvement : un appel à rejoindre les Champs-Elysées, la plus célèbre artère parisienne.

Quelques véhicules de manifestants et camions de gendarmes mobiles étaient présents sur l'avenue, a constaté un reporter de l'AFP.

Des véhicules blindés étaient également stationnés au pied de l'Arc de triomphe, monument en haut des Champs-Élysées, a constaté un photographe de l'AFP.

AFP

Le déploiement de ces blindés est une première depuis les manifestations du mouvement de contestation sociale des "Gilets jaunes" né à l'automne 2018, d'ailleurs présents dans les convois actuels aux côtés d'opposants au président Emmanuel Macron.

"Le moment est important, c'est pacifique, nous on n'est pas là pour casser", a déclaré à une journaliste de l'AFP un quadragénaire, qui a voulu garder l'anonymat, arrêté à un point de rassemblement dans la forêt de Fontainebleau, au sud de Paris, avant de repartir vers la capitale.

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