Monde

Les ministres des Affaires étrangères du G7 veulent montrer un front uni face aux "agresseurs mondiaux"

Premier jour du sommet des ministres des Affaires étrangères du G7 à Liverpool, dans le nord-ouest de l'Angleterre, le 11 décembre 2021.

© Belgaimage

11 déc. 2021 à 18:11Temps de lecture2 min
Par AFP

Les ministres des Affaires étrangères du G7 se sont retrouvés samedi à Liverpool, dans le nord de l'Angleterre, pour montrer leur unité contre les "agresseurs mondiaux", dénonçant d'emblée les manoeuvres de la Russie à la frontière ukrainienne.

"Nous devons nous rassembler avec force pour faire face aux agresseurs qui tentent de limiter le champ de la liberté et de la démocratie", a lancé la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss, dont le pays assure la présidence du G7, à l'ouverture de cette rencontre de deux jours.

"Parler d'une seule voix"

"Pour cela, nous devons parler absolument d'une seule voix", a-t-elle ajouté, appelant de ses voeux une réflexion pour "réduire la dépendance stratégique" et renforcer l'"architecture de sécurité" des grandes puissances qui se réclament du camp démocratique face aux "régimes autoritaires".

Si elle n'a pas nommé ces adversaires, ces propos s'inscrivent dans la volonté, notamment des Etats-Unis, de faire participer le G7 à la stratégie occidentale pour contrer les ambitions de la Chine sur la scène mondiale.


►►► À lire aussi : Le G7 réunit les ministres des affaires étrangères qui s’inquiètent de la menace russe en Ukraine


Dans l'immédiat, c'est surtout un autre rival qui est dans le viseur: Moscou, que Washington, les Européens et Kiev accusent depuis quelques semaines de préparatifs pour éventuellement envahir l'Ukraine, ce que le Kremlin dément.

Le conflit Ukraine-Russie

Le conflit entre l'Ukraine et la Russie a été au cœur des entretiens bilatéraux en marge de la réunion de Liverpool. Liz Truss a ainsi évoqué la nécessité d'un "front uni contre l'agression russe" avec la nouvelle ministre allemande Annalena Baerbock.

Cette dernière et le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken sont "convenus qu'une réponse ferme serait nécessaire en cas d'escalade de Moscou", a renchéri la diplomatie américaine.

"Batailles des technologies" 

Les chefs de la diplomatie de l'Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni doivent aussi aborder les autres crises en cours, notamment en Birmanie, avec le coup d'Etat militaire du 1er février et la récente condamnation à une peine de prison de l'ex-dirigeante civile Aung San Suu Kyi.

Les ministres du G7 devraient également appeler l'Iran à cesser l'escalade nucléaire et à renouer avec les restrictions imposées à son programme atomique. 


►►► À lire aussi : Le variant Omicron "hautement transmissible", exige une "action urgente" selon le G7


Pour Liz Truss, le "front uni" face aux régimes autoritaires passe aussi par l'approfondissent des liens économiques entre les pays démocratiques.

"Nous devons gagner la bataille des technologies", "en nous assurant que nos normes technologiques sont fixées par ceux qui croient en la liberté et la démocratie", a-t-elle martelé, dans une autre allusion à Pékin.

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Sur le même sujet

Articles recommandés pour vous